vendredi 27 novembre 2009

L'Entre-deux-guerres, la suite

Voilà la suite du compte-rendu de la partie, qui s'est par ailleurs achevée hier par l'Apocalypse de la 1ère année de la 2nde Guerre mondiale...

Tour 5

Les années 20 se terminent dans la paix générale et la prospérité
économique. Cependant un événement inattendu vient boulverser
l'ordre capitaliste établi. Jeudi 29 Octobre 1929, la Bourse de New
York s'effondre: c'est le Jeudi Noir. Une récession économique gagne
les USA puis. L'Europe est touchée à son tour.
Une vague de grèves et protestations sans précédent s'abat sur toute
l'Europe.

Cela commence en Armenie puis en Autriche, où la populasse se tourne
massivement vers l'extrême-droite.
Le gouvernement Hongrois tente de mettre en place des réformes mais en
vain, ce ne fait qu'attiser la propagande
anti-gouvernementale communiste.
Les mineurs se mettent en grève sappant la production industrielle :
en Turquie, en Tchecoslovaquie, en Yougoslavie, en Pologne, en
Hollande et même au sein des régimes totalitaires Italiens et
Allemands.
Le régime soviétique assoit son autorité en interdisant tous les
autres partis mais cela n'empêchera pas la recession de toucher le
pays; les cheminots bloquent le Transiberien quelques temps,
paralysant l'économie Sibérienne.

Mustafa Kemal profite de l'impopularité du Sultan pour le chasser et
prendre les rênes en Turquie.
Les grèves s'étendent à la Grece et à la Suede sapant la stabilité
des gouvernements.

Élections en Armenie, les communistes accèdent au pouvoir et
s'empresser de rejoindre l'URSS qui retrouve quasiment les frontière
de l'Empire Russe.
Les rouges poursuivent leur offensive électorale en Hongrie qui passe
aussi du côté obscur sous la direction de Rakosi (non, il n'y a pas
d'anagrame :-) ).
Schussnigg instaure un régime fasciste en Autriche sur coup d'état.
Son gouvernement est résolument pro-Italien.

La France n'est pas épargnée par la crise, la sidérurgie de Lorraine
est à l'arrêt. Un accord permet quand même d'evincer les Italiens du
Venezuela et d'obtenir une fourniture de pétrole.
L'Angleterre est relativement bien épargnée par la Crise.

Purge en Russie ! Sverdlov décide de frapper un grand coup pour faire
taire les ennemis du peuple, à commencer par Staline qui est exécuté
à la suite d'un procès expéditif !
L'armée Russe subit des coupes importantes dans ses effectif. Plus de
8 corps d'infanterie sont neutralisés.
Cette violence extrême fait cependant capoter une alliance promise
avec la Hongrie.

En ces années difficiles, on sent un regain militariste.
Les premiers corps blindés seront Italiens, d'une qualité moyenne.
Le Japon imperialiste se montre menaçant. La France détache toute sa
flotte en Asie, Le Russe mobilise également en Siberie pour parer la
menace nippone.
L'Anglais ne réagit pas et devra faire des concessions (perte de
points de victoire).
La France commence à reconsituer une armée Française, le Belge lève
un corps à Eupen. L'armée Tchèque est la première, parmi les petits
pays à se doter d'un corps d'aviation.

Aucun leader ne meurt cette fois-ci.
La France décide de faire confiance au Reichführer et annule le
Traité de Versailles. Il faut dire que le joueur Allemand était bon
dernier et avait fait preuve de bonne volonté en sabotant un peu
l'URSS. Un pacte avec le diable en quelque sorte.

Tour 6

Un coup d'état de Metaxas échoue malgré l'absence de l'armée
régulière à Athenes. En représailles le parti fasciste est interdit
en Grece.
Le chef du gouvernement en profite pour passer des reformes et
regagner la confiance du peuple.
Répression en Albanie. Le parti democrate est banni.
Le président Benes entreprend des reformes avec succès à Prague.

Une bataille féroce fait rage entre partisans fascistes et communistes
en Yougoslsvie. Le gouvernement multiplie
les répressions mais les rouges bénéficient de la proximité de la
Hongrie communiste et gagnent peu à peu du terrain.

Les nazis déclenchent des grèves en Pologne et en Tchecoslovaquie.
La mort de Grabski remolacé par Witos plus populaire viendra
contrarier leur plan. Le succès des reformes entreprises par Benes
aussi.
Ils changent alors d'objectifs et investissent massivement en Grèce,
mis à mal par le récent coup d'état.

Le rearmement continue. En Hongrie, En Grece. Les premières briques de
la Ligne Maginot sont posées. La RAF est imposente.
L'Allemagne produit moultes Panzer et Messserschmidt à l'Ouest. Il ne
fallait donc pas se fier au Diable... On découvre l'étendue du
réarmement secret Allemand pendant toutes ses années.

Élections en Grèce, les nazi ont failli mais une vigoureuse campagne
fait réélire Venizelos. Le parti nazi crie à la fraude.
Les communistes continuent leur avancée en Suède et réussissent un
coup d'état improbable. Le Reich n'aura plus le fer de Kiruna.

Le régime d'Alexandre se repli sur lui-même, espèrant que ce
protectionnisme le maintiendra à la tête de la Yougoslavie. Fâcheux
revers pour le Duce qui perd là de précieux revenus. Des espions lui
ont rapporté que la France n'était pas etrangère à tout cela. Deux
corps sont levés à Turin dans la foulée.

Finalement la mort aura raison de Venizelos. Cette fois-ci Les nazi
prennent le pouvoir aux élections qui s'en suivirent.

dimanche 8 novembre 2009

Fowta, 3ème CR

Et voci le troisième compte-rendu, rédigé par Cyril, le créateur du jeu.


Fin du tour 3

Les nazis reviennent en force après un léger contre-coup. L'esprit
revanchard contre le Traité de Versailles y est pour beaucoup. Ils
semblent qu'ils aient une chance d'obtenir un excellent score aux
prochaines élections.

En Turquie, les Anglo-Grecs font preuve de supériorité technologique
en déployant la première MOT grecque et le premier FTR Anglais. Les
Anglais ont donc pris parti de défendre le projet de Grande Grèce.

Pendant, le rouleau compresseur poursuit sa marche. Batum tombe ainsi
que Gomel. L'arménie est menacée d'encerclement. Son allié Français
déploie un corps à Erzurum pour empêcher les Russe de s'en emparer.
Kiev tombe sous les hordes bolchéviques.

Inspires par le modèle Mussolinien, les partisans fascistes grouillent
en Yougoslavie.
Des élections ont lieu eà la mort du leader Patchitch ces les
partisans d'une ligne autoritaire qui passe (symbolisés ici en la
personne d'Alexandre Ier).
La Yougoslavie passe ainsi du contrôle Français à Italien, livrant
sa précieuse ressource. Les affaires du Duce vont bien car en même
temps, l'Italie signe un accord pétrolier avec le Vénézuela.

Une Motion de censure passe en Allemagne contre le gouvernement
d'Ebert au pouvoir depuis le début.
Le résultat est très serré: Straussmann (dém.) devant Himmler
(Nazi) et le parti communiste emmené par Liebknecht.
Straussmann brillant èconomiste suscite une vague d'espoir dans le
pays mais malheureusement une maladie foudroyante l'emporte quelques
semaines plus tard.
Cette fois-ci, c'est Himmler (le hasard) qui est élu. (Note: le
remplacer par un autre leader plus actif à cette époque, le chef des
SA par exemple).
Avec l'Italie fasciste et l'Allemagne nazie, les perspectives des
nations européennes sont bien sombres.














En Roumanie Tatarescu succède à feu Bratianu.
Les communistes s'emparent du pouvoir en Biélorussie à la mort du
chef du gouvernement et s'empressent de rejoindre l'URSS.

La vague de décès continue (la grippe ?)
Bethlen en Hongrie (5 de stabilité) remplacé par un leader lambda
(1). Les autres idéologies vont certainement revenir, D'ailleurs le
nouveau gouvernement est trop confiant car il libère Bela Kun...
Mort du leader Albanais Petmeti, ce qui permet au fasciste Zogu de
prendre le pouvoir. Sa première mesure sera de prendre l'Epire aux
Grecs,

Tour 4
Prise du dernier bastion blanc: Archangelsk tenu par les Americains.
Odessa tombe, massacre du corps Français

La tension monte dans les Balkans. La Bulgarie lorgne sur ses voisins.
La Yougoslavie revendique le port de Salonique et déclaré la guerre
à la Grèce, occupée en Turquie. Cependant la surprise ne sera là
car il n'y a pas d'armée Yougoslave à la frontière; elle est levée
de suite mais les Grecs ont le temps de se renforcer.

La Roumanie se joint à la fête, attaque la Yougoslavie et occupe
solidement le Banat de Temesvar.

Côté Tchéchoslovaque, on modernise l'armée avec la xréation corps
motirisés et on renforce l'influence du gouvernement mis à mal par
les séparatistes Sudètes galvanisés par leur voisin teuton.

Istanbul reprise par les Turcs! Les armées allies ayant été attirée
a l'est
Contre ataque et reprise de la ville pour la nième fois grâce a
superiote navale et aérienne.

Dernier rebondissement, il semblerait qu'un accord secret contre-
nature lie Turcs et Bulgares. En effet ceux-ci déclarent la guerre à
la Grèce, prennent Edirne et jettent toute leur armée sur Idtanbul.
Elle sera massacrée en totalité sans causer trop de dommages à la
garnison.

Assault final réussi sur les dernières possessions Ukrainiennes:
Ekaterinoslav et Sebastopol. Cette campagne a été très rapide
surtout marqué par le manque de volonté de défendre ce petit pays.

Le Turc reprend Shivas au Français et Bursa aux Grec, Reperdu de
suite. Chute de Sofia et la vallée de Strumica
La Lituanie succombe a son tour...















Le Russe a tout bouffé sauf l'Arménie, il
s'est baffré le goinfre..

Forts de leur succès militaires, les généraux essaient de renforcer
leur influence avec quelques répressions. Ces mesures sont très mal
acceuillies par la population qui, lasse de la guerre, se range du
côté des partis d'extrême droite.

Mort de Colijn en Hiollande. De Geert lui succède.
Lénine (5/4), malade se retire de la scène politique. Sverdlov prend
sa place (4/3)

Fin des années 20.
Paix générale.


Grecs, Anglais se serrent la main après 4 tours d'intense bourrinade.
















Mais le Russe a tout pris ? Ben oui.
Mais on a rien fait contre ? Ben non.










































dimanche 18 octobre 2009

D'une Guerre à l'autre, la suite.

Voici la suite de notre partie test de "From one War to another", de Cyril Jarnot, le compte-rendu qui suit est écrit de sa main :


> Tour 2>> Attaque rouge sur Ekaterinbourg repoussée, la légion Tchèque tient encore. Les communites échouent aussi sur Riga pourtant faiblement défendue. Bakou tombe, livrant son précieux pétrole. Le journaliste de gauche Mussolini gagne beaucoup de terrain en Italie.

La Roumanie déclare la guerre à la Hongrie et lance un assaut conjoint sur Budapest qui ne donnera rien. Chute de Budapest lors de la seconde bataille. Le régime communiste de Bela Kun a vécu. En Turquie, grosse bataille entre Anglo-Grecs et Turcs. Istanbul et Smyrne sont arrachées par les Turcs. Une armée Anglaise est prise au piège dans Inonü, ravitaillement coupé. Cela sent la victoire historique. Mais ce succès est de courte durée car des renforts grecs massacrent la garnison trucs et reprennent le contrôle du détroit.

















La division Von der Goltz prend Riga avec pour objectif secret d'instaurer une duché Balte, regroupant Lettonie et Estonie, sous protectorat Teuton.

Fièvre patriotique déclenché par Trotsky, les armées Russes se déchaînent et enlèvent Rostov, Ekatetinburg et Riga au nez de l'Allemand. Reprise Inonu par les Turcs, tandis que Bursa tombe aux mains de Sa Majesté. Une motion de censure échoue en Italie , le gouvernement d'Orlando en sort renforcé. Élections en Bielorussie "libre" (Minsk étant occupée) Krecheuski élu grâce à une bonne campagne anti- communiste Élections serrées en Italie : Matteoti de justesse devant le fasciste De Vecchi et le marxiste Gramsci. Ce nouveau leader (3/2) est moins permissif aux fascisme (une carte politique de moins pour le camp fasciste au prochain tour) Les nazis gagnent enfin la ferveur populaire en Allemagne, ce n'est plus une force politique à négliger.

Jeux Olympique de Sofia. Le calme s'installe en Bulgarie malgré le vacarme des armes aux alentours... Répression anti coco en Armenie qui mobilise aux frontière. "Ils ne passeront pas" assure le gouvernement.

Mort de Mehmed VI en Turquie. Neergard au Danemark remplace un autre vieux leader. Colijn élu suite a mort de De Berenbroek aux Pays-Bas. Benes élu facilement en Tchécoslovaquie suite a mort de Svehla

Ralowski sort de prison. Sans doute sous la pression de l'Armée roug > e toujours menaçante à la frontière Ukrainenne. En Hongrie, le démocrate Bethlen est installé au pouvoir par les Alliés. Kun est jeté en prison.

Tour 3, impulses 1 à 3:

















Mussolini réalise sa marche sur Rome. Le roi l'invite à former un gouvernement, c'est enfin le jour de la consécration pour le Duce ! Nul doute que cet évènement ne massera pas inaperçu et galvanisera les forces fascistes et nazi de toute l'Europe (Note: en terme de jeu, fasciste et nazi ont chacun un point d'influence politique supplémentaire (6), ce qui leur permet de supplanter les démocrates (4) et de faire au moins jeu égal avec les communistes (6 max)).

La France s'empare de Shivas en Turquie, un chouilla à l'Est d'Ankara. Vague socialisme en Pologne et Biélorussie. La montée nazi en Pologne est endiguée. Vague fasciste en Yougoslavie menaçant le gouvernement en place, aussitôt suivi de réformes bienvenue qui redonne un peu d'air.

Les Russes sont repousses de Talinn grace aux soutien des cuirassés anglais et à la levée in-extremis de miliciens. L'armée rouge échoue aussi sur Tbilissi, Trotsky est limogé de son poste de général en chef!

Le tyran Stamboliski subit la vindicte populaire qui porte Lyapchev au pouvoir à la faveur d'un coup d'état démocrate. Le parti fasciste est interdit en Bulgarie. Les armées de Denikin et de l'amiral Kolchak sont vaincues avec la chute d'Ekaterinbourg, Omsk et Krasnodar. Seul Murmansk et Archangelsk sont au mains des blancs maintenant. Pendant ce temps à Londres, le parlement vote pour une intervention majeure (jusqu'à 3 armées au lieu d'une seule) en Turquie afin de préserver les intérêts de la couronne et de ses alliées Grecs. Sinop, au Nord d'ankara est arrachée par les Grecs qui conduisent une offensive majeure.























Tallinn est renforcée en vain car elle succombe de suite aux hordes bolchéviques. La capitale Géorgienne subit le même sort malgré la présence de la flotte anglaise en mer Noire.

Première incursion Russe en Ukraine avec la chute de Kharkov sans opposition. Une motion de censure poussée par les communistes est rejetée en Biélorussie, qui tient toujours le fort de Brest-Litovsk, Vitebsk, Grodno et Gomel. Grosse influence communiste en Lituanie où les sympatisants pullulent. (Note: en effet dans le jeu le communisme, tel la peste, s'étend plus facilement dans les pays adjacents aux pays communistes. D'où l'urgence d'en finir avec le régime communiste Hongrois qui occupait une position centrale).






















L'état de la diplomatie




















dimanche 11 octobre 2009

La Chair et l'Acier !


J'ai fini cette semaine un excellent ouvrage et contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre, il ne s'agit pas d'un énième livre de mauvaise héroïque-fantasy...

La Chair et l'Acier est en effet un ouvrage d'histoire consacré à l'évolution de l'Armée française durant le premier conflit mondial, écrit par un militaire, Michel Goya.

On a souvent l'image désastreuse de la Première guerre, avec son lot de fantassins condamnés, partant à l'assaut de tranchées imprenables, commandés par des officiers incapables et incompétents, des bouchers prêts à sacrifier leurs hommes dans des offensives vouées à l'échec et pour quelques kilomètres carrés.

Et bien, comme toujours en histoire, la réalité est plus complexe que cela. Même si ce que je viens de dire n'est pas faux, loin s'en faut, Michel Goya nous décrit dans son livre comment l'Armée française a survécu aux premiers mois de la guerre pour devenir, à son issue, la première armée du monde par sa doctrine et son matériel.

Et il faut bien le dire, c'est un véritable miracle, qui rappelle par bien des aspects l'évolution de l'Union Soviétique durant la seconde Guerre mondiale.

Dans une première partie, Goya nous présente, de façon un peu fastidieuse, comment a évolué la pensée militaire entre le désastre de 1870 et 1914, et l'émergence dans l'intelligentsia militaire fortement conservatrice de l'esprit qui nous nuira tant de l'offensive à outrance. On ne peut qu'être dégoûté par ce manque de pragmatisme de ces officiers supérieurs qui loin d'étudier les conflits qui parsèment la fin du 19ème siècle et le début du 20ème, élaborent dans leurs cabinets des stratégies et des tactiques d'un autre siècle. Ainsi, sont ignorés :

- La longueur de la Guerre de Sécession et son corollaire matériel, ainsi que la victoire finale du Nord fortement industrialisé. Selon nos éminents cerveaux, la prochaine guerre avec l'Allemagne sera courte et décisive.

- L'efficacité du feu de l'infanterie boer contre les Britanniques. On en reste en France à une tactique de tir de masse digne de l'époque napoléonienne.

- L'efficacité des nouvelles mitrailleuses et l'importance de la guerre de siège qui ont caractérisé la guerre russo-japonaise. Au contraire, l'infanterie japonaise, chargeant de façon suicidaire les défenses russes et subissant ainsi de très lourdes pertes, est prise pour exemple par les généraux français. Pour eux, la furia francese, l'élan offensif triomphera de tout.

L'été 14 ne peut donc qu'être très meurtrier pour l'infanterie française.

Mais en temps de guerre, comme souvent, notre armée a su faire preuve d'une capacité d'adaptation surprenante. Les généraux incapables, qui pullulent en temps de paix, sont limogés. En quelques semaines, on tire les leçons qui s'imposent et les changements tactiques arrivent rapidement. L'armée française finalement parvient à surmonter l'épreuve de 1914 et durant toute la guerre, laborieusement mais avec une certaine constance, cherchera constamment à innover et à s'adapter. Ainsi, en 1918, l'Armée française est elle la plus moderne du monde, et de loin. Ses offensives sont appuyées par des centaines de chars et d'avions et de l'artillerie ultra moderne bien souvent tractée par des camions ou des tracteurs, et avec de l'infanterie qui dispose pour ses mouvements de milliers de camions. Les Allemands, redoutables adversaires, n'ont pourtant pas pris le virage de la motorisation, pour de multiples raisons, et ont sous-estimé les chars.

Le résultat en 1918 est sans appel : les dernières offensives allemandes du général Ludendorff sont repoussées (de justesse), l'infanterie d'assaut des stosstruppen est décimée et l'Armée allemande ne peut plus faire face. Elle est dépassée à tous les niveaux, matériellement et tactiquement, elle ne peut faire face à cet adversaire mécanisé.

Le livre de Michel Goya explique comment s'est déroulé ce processus, ce changement de réalité, de paradigme, de façon passionnante.

La Chair et l'Acier est un de ces ouvrages historiques éclairants, qu'il faut absolument lire si l'on est intéressé par l'histoire militaire et plus particulièrement, par celle du 20ème siècle.

lundi 5 octobre 2009

D'une guerre à l'autre...

Nous testons en ce moment le prototype d'un ami, Cyril, consacré à un thème original, l'entre-deux-guerres. Peu exploré par le monde ludique, c'est pourtant une période particulièrement riche et porteuse en germes de la 2nde Guerre Mondiale.














Une vision d'ensemble de la carte

Dans le jeu de Cyril, chaque joueur prend le contrôle à la fois d'un des grands d'Europe (URSS, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie) et d'une idéologie (Démocratie, Communisme, Fascisme, Nazisme), avec comme objectif de conduire son pays à la prochaine guerre dans une position de force.

Au programme donc, à côté des opérations militaires standards (et oui, on s'est beaucoup battu même pendant l'entre-deux-guerres en Europe, notamment en URSS, en Turquie, En Finlande etc), toute la dimension politique est développée, avec la possiblité de faire des grèves, des coups d'état et beaucoup d'autres choses.

Ce jeu, que Cyril a nommé "From one War to another", est donc très riche et passionnant, et je vous livre le compte-rendu du 1er tour tel qu'il a été réalisé par Cyril :


Voici un petit CR d'une partie de From One War To Another.
C'est un jeu stratégique à cartes pour 3 à 5 joueurs créé de toute
pièces qui simule la période 1919-1940.

Chaque joueur incarne une puissance (France, Angleterre, Italie,
Allemagne, Russie) et une idéologie (Démocratie, Fascisme, Nazisme,
Communisme).
Le jeu présente deux facettes, militaire et politique, sur lesquelles
il faudra jouer pour l'emporter.

Premier tour de jeu, le camp communiste ouvre le feu.
Orenburg tombe, Minsk est arraché aux Biélorusses mais c'est l'échec
devant Stavropol.

Bela Kun réussit son coup d'état en Hongrie, qui devient le deuxième
état vivant l'expérience communiste.

Coup état également en Espagne où Franco prend le pouvoir. La
répression qui s'en suit sera sévère, les partis démocratiques
seront interdits.


Contre-attaque des Blancs qui capturent Volgograd mais échouent sur
Kazan, la légion Tchèque est démise.

En Finlande, la guerre civile fait rage, les démocrates essaient sans
succès de reprendre Tamere aux communistes; la division Allemande de
Von der Goltz en fera les frais.
(note: c'est le petit anachronisme du jeu car cette guerre s'est
achevé au printemps 1918)


Côté Sud, la Turquie doit affronter pléthores de nations friandes de
son territoire.
Attaque combinée Anglo-Grecque sur Inonü, gagnée, la ressource vient
gonfler la production de sa Majesté. Cependant le joueur Anglais n'a
pas vu que maintenant il n'a plus de cartes militaires en réserve;
Istanbul n'est protégé que par un corps Grec. Le Turc ne pourra pas
pleinement exploiter cette faiblesse mais il saura se renforcer et
jouera avant les Brits au tour prochain.


Élections de Baldwin (4/3 remplaçant un Lloyd George 3/2, soit 1
carte politique de plus par tour) en Angleterre suite à dissolution du
parlement.
Renforcement démocrates en Italie pour faire barrage à la montée
d'un courant porté par un certain Mussolini. Ca été très efficace,
l'Italie restant démocrate au premier tour, Cependant cette action
politique a empêché le Français de conduire une offensive avec les
Russes blancs, bien placés à ce moment là.

Conférence de Genève appelant les grandes puissances à tirer les
leçons de la grande guerre et à désarmer. La France, l'Angleterre et
Allemagne désarment. L'Allemagne n'a carrément plus d'armée (en
échange de PV), la France est réduite à un corps d'infanterie et de
chasse aérienne.

Contre-attaque russe sur Volgograd qui est reprise avec de lourdes
pertes des 2 côtés.
Prise de Oulu par les communistes finnois.

Répression anti-fasciste en Grece, justifiée par l'état de guerre
contre la Turquie. Les Démocrates sont seuls maîtres à bord.

Impasse electorale de Mussolini qui est évincé par les Communistes.

Rakowski emprisonné duite a des grèves communistes ayant dégènéré
en Ukraine.

Prague déclare la guerre à Budapest afin de récupérer la Slovaquie
du Sud conformément au Traité de Trianon, scellant le sort de la
Hongrie. Les Hongrois parviennent à garder le contrôle de leur
capitale malgré une qualité de troupes inférieure.

Bratianu très stable en Roumanie grâce à une embellie économique.
On lève un corps en Transylvanie.

Fin de la guerre civile Finlandaise.Les communistes prennent le
pouvour (Kuusinen) et Helsinki rejoint donc l'URSS (annexion). Les
forces gouvernementales emmenées par le joueur Allemand se sont
montrées un peu fébriles; un peu de courage que Diable, un bon
bolchévique est un bolchévique mort !

Tchèques et Roumains concluent une alliance (peur du nouveau voisin
rouge ?)

Meurt du président Norvégien, aussitôt remplacé un autre dinosaure
dans l'indifférence générale. Pas d'autre leader croulant rendant
l'âme. Lénine (5/4) sera donc encore présent au second tour. Un
anarchiste avait un moment envisagé un assassinat mais s'était
finalement ravisé (erreur du joueur Anglais?).

Reprise de service

Apèrs ce hiatus de 7 mois, je reviens avec la ferme intention de publier un article une fois par semaine, plus particulièrement le dimanche.

En tout cas, le développement des Rois Dieux progresse et le jeu devrait sortir début 2010.

mardi 3 mars 2009

Les Rois Dieux

Il y a quelques années, 7 ans précisément, j'avais durant l'été créé un jeu d'histoire sur une période que j'affectionne particulièrement, la Proche Orient antique. Le sujet en était les guerres qui avaient opposé durant des siècles les grandes puissances de l'époque de 1500 avec JC à 1250 avant JC : L'Egypte du Nouvel Empire, tout juste libérée de la domination Hyksos ; Le Hatti, patrie anatolienne du royaume hittite ; La Babylonie, dominée alors par la dynastie étrangère Kassite ; le Mitannie, qui dominait vers 1500 avant JC une bonne partie du Proche-Orient depuis sa capitale, Washukanni, située dans ce qui serait aujourd'hui la Syrie ; et enfin, l'Assyrie, qui va durant la période couverte par le jeu devenir une grande puissance.
Le titre m'est venu assez naturellement, et je l'ai appelé les "Rois Dieux", du fait que ces monarques, qui régnaient en souverains absolus, se considéraient comme des avatars de leur divinités tutélaires.

La bonne nouvelle, c'est que ce jeu va être publié par une société américaine, Compass Game !

La date de sortie prévue est septembre 2009. Le développeur avec qui je travaille en ce moment même afin d'affiner les règles et l'équilibre de jeu est Neil Randall, un Canadien qui a déjà participé notamment au développement de Pax Romana ou de Unhappy King Charles.

Voilà, je vous présenterai plus en détail le jeu au cours des prochaines semaines.

samedi 17 janvier 2009

Epilogue

La Conférence de Berlin s'achève le 12 mars 1943, et clôt officiellement la 2nde Guerre Mondiale en Europe tout du moins. Les puissances de l'Axe et particulièrement l'Allemagne sortent grands vainqueurs du conflit, alors que les ténèbres tombent sur l'Europe.

L'Europe de Versailles n'est plus, et le Reich domine le continent. Des gouvernement fantoches sont installés en France et en Sibérie, alors que toute l'Europe centrale et la Russie blanche sont annexées. La Conférence est marquée par la violente dispute entre plénipotentiaires nippons et allemands au sujet de Vladivostok. L'Allemagne refuse la demande nippone de cession du grand port russe, reprochant à l'Empire nippon d'avoir signé un pacte de non-aggression avec l'URSS et déclare même qu'elle est prête à assister militairement le régime sibérien dans le cas d'une attaque. Outrés par ce fait, les diplomates japonais quittent Berlin et poursuivent les discussions avec les Alliés sur l'ile de Truk, alors même que les premiers chars allemands sont débarqués sur les quais de la gare centrale de Vladivostok...

L'Italie obtient elle une bonne partie du pourtour méditérrannéen, et notamment le Maroc, l'Algérie et la Tunisie, ainsi que bien sûr l'Egypte. Le Proche Orient passe lui aussi sous mandat italien. Mussolini exulte, l'Empire romain semble bien devoir renaître ! Des tensions néanmoins naissent entre l'Italie et son puissant allié allemand qui continue à la traiter avec mépris. Des discussions secrètes entre l'Italie et les USA se concluent par une promesse américaine d'aide économique voir militaire en cas d'attaque allemande, en échange de compromis au Proche-Orient.

Le Japon lui aussi fait reconnaître l'étendue de sa sphère de coprospérité. Un gouvernement fantoche avec Puyi au pouvoir est installé en Chine. Le Japon se désengage du pays en échange d'une servitude économique. La Malaisie, la Birmanie et les Indes néerlandaises sont annexées, alors que l'Inde est divisée en deux parties: l'ouest est dominé par l'Angleterre, alors que l'est, centré autour de Calcutta, devient un protectorat nippon. Les troupes nippones en revanche se replient des Philippines afin de se concilier les USA.

Finalement, le conflit entre le Japon et Etats-Unis a été bref, et les deux pays, autrefois amis, reprennent des relations quasi cordiales, d'autant plus que l'Allemagne se fait très menaçante. Un pacte d'alliance défensive est même signé entre les deux nations de 6 juin 1944.

Les trois grands perdants de la Guerre sont l'Angleterre, la France et l'URSS. Si ces deux derniers n'existent plus, la première demeure indépendante, mais refermée sur elle-même. Toutefois, le gouvernement isolationniste de Chamberlain a lui aussi entamé des discussions avec les USA et le Japon, et une nouvelle alliance semble se former.

Une troisième Guerre mondiale semble dorénavant inéluctable alors que les USA, l'Allemagne et le Japon se lancent dans une nouvelle course aux armements.

End Game...

Juin 1942, l'Apothéose

juin 1942, la guerre fait rage partout sur le globe.

















Le théâtre danois voit une contre-attaque allemande à partir de Frederickshaven qui détruit le QG du général Clark, au prix de la destruction complète des attaquants !

Malgré tout, l'Allemagne envoie des renforts notamment à Copenhague, au grand désespoir des Etat-majors alliés, qui voient s'envoler leur espoir de victoire rapide et de peut-être pouvoir pénétrer en Baltique.

L'Angleterre lance une nouvelle offensive et parvient à s'intaller fortement à la frontière du Reich.


En URSS, la poche centrée de Moscou est liquidée par la Wehrmacht, et la capitale soviétique elle-même tombe le 9 juin 1942. L'Allemagne exulte, et bientôt, les journaux font leurs gros titres de la mort de Joseph Staline. D'autres nouvelles rapportent la fuite du dirigeant en Mandchourie, sous la protection du Japon...

















Quoi qu'il en soit, l'armée allemande poursuit son offensive au sud, et s'empare de Stalingrad. Malgré une contre-offensive de Koniev, qui semble vouloir défier le Destin, l'appareil soviétique commence à se disloquer.


















En Egypte, l'Italie continue son offensive et achève les troupes britanniques. Wavell, encerclé et désorganisé par les frappes décidément très précies des avions italiens, capitule. Bienôt, Le Caie tombe alors que les fusiliers marins de la San Marino atteignent les faubourgs de Jérusalem ! Jaffa tombe et tout le Proche-Orient semble devoir se soumettre à la main mise du Duce.


Ce désastre d'une ampleur inconnue jusqu'alors fait l'effet d'un tremblement de terre à Londres. Une motion de censure contre le gouvernement Churchill passe trimphalement aux Communes, et Neville Chamberlain est rappellé en qualité de Premier Ministre. Winston Churchill, isolé et brisé, se suicide le 23 juin 1942, le jour même que les émissaires plénipotentiaires britanniques approchent les autorités allemandes afin d'arriver à un accord d'armistice.



































En Asie, la situation n'est pas meilleure. Singapour est enfin encerclée par l'armée nippone, qui détruit un corps britannique dans les montagnes.

















Calcutta voit le premier assaut de grande ampleur être mené mais sans succès. Les troupes nippones, et notamment les unités jingutsu montées sur vélos, débordent les unités britanniques en Inde, qui ne semblent pas capables de venir au secours de la ville assiégée.


Roosevelt, sentant la situation politique au sein même du bloc de l'Alliance lui échapper, ordonne à Nimitz de lancer une offensive navale de la dernière chance contre les lignes de communication économiques de l'Empire nippon. La flotte quitte Pearl et se déploie en Mer de Chine, au large du Japon ! Des centaines de cargos sont coulés et d'un coup de tonnerre, le pays est coupé du reste du monde ! Mais Yamamoto réagit et la Flotte Combinée fonce à pleine vapeur relever le défi, malgré le cordon des vieux cuirassés américains qui gêne le déploiment japonais.

La première phase de la bataille est incertaine. Malgré un premier avantage américain, le Japon, surpris dans sa hâte de chasser l'envahisseur, doit affronter la flotte US dans une gigantestque bataille de surface, à l'ancienne ! Mais c'était sans compter sur l'élite des croiseurs nippons, qui tiennent la dragée haute aux Américains. Croiseurs et cuirassés s'affrontent toute une journée qui voit la perte de nombre de croiseurs américains, alors que le JApon voit plusieurs croiseurs endommagés ! Mais la bataille ne s'arrête par là et le lendemain, les avions des porte-avions nippons surprennent leurs ennemis. Malgré des combats aériens calamiteux, les B5N2 Kate foncent sur leur proies et nombre d'avions s'écrasent même sciemment sur les porte-avions ennemis ! Ces attaques Kamikaze démoralisent les Américains, qui voient l'Enterprise et le Yorktown sombrer ! Le Shokaku est lui aussi coulé par les avions américains. Un cuirassé américain sortant tout juste des chantiers de construction est lui aussi envoyé par le fonds.

La flotte américaine se replie, le gambit japonais a échoué, les pertes ont été lourdes et l'avenir immédiat ne semble guère propices aux forces américaines. Sous la pression britannique, Roosevelt accepte à contre-coeur l'envoi d'émissaires aux puissances de l'Axe. De longs pourparlers s'engagent à la Conférence de Berlin entre toutes les puissances combattantes.
Les armes se taisent enfin alors que les diplomates engagent les discussions.














Les navires endommagés et coulés lors de la bataille de surface















Les navires coulés lors de l'attaque aéronavale















Les pertes du tour



samedi 10 janvier 2009

Mai 1942 : les Alliés débarquent et Suez tombe !

Front Européen

Le début du mois de mai est marqué par une offensive sous-marine de l'Axe, qui obtient, une nouvelle fois, des résultats mitigés. Suite à de durs combats, la Kriegsmarine parvient à couler de nombreux de cargos, une victoire à la Pyrrhus qu'elle paie de la perte de plusieurs meutes allemandes et italiennes.
















Les Alliés, las de n'être toujours qu'en posture défensive, décident de mener une contre-attaque, et déploient leur flotte en Mer du Nord. Bientôt, les desseins alliés se font clairs, et les GI débarquent au Danemark ! Une opération aéroportée est organisée par le XXXIV corps US, fortement protégée par la Chasse et les F4F du porte-avions Ranger.


















Ce parachutage doit permettre de couper le Danemark du reste du Reich, et ainsi empêcher un afflux de renfort trop rapide. Les Allemands décident d'envoyer plusieurs escadrilles de Piaggio protégés par des Me-109. Le combat aérien s'engage et suite à de nombreuses péripéties, et à l'inefficacité des pilotes alliés, les courageux italiens, lâchement abandonnés très tôt par les Me-109, parviennent seuls à accomplir leur mission ! L'opération aéroportée se transforme en désastre et le XXXIV corps est détruit ! Comble de la malchance, les F4F du Ranger sont détruits par les mitrailleuses des Piaggio !
Le reste du débarquement se passe toutefois sans accroc. Les Alliés sont de nouveau présents sur le continent occidental !
L'Allemagne réagit et envoie des renforts afin de juguler l'avance alliée, en attendant une contre-attaque éventuelle.
















Mais le général Marshall mets à disposition d'Omar Bradley, le commandant de la tête de pont, tous les moyens nécessaires (dépense d'un OC) et les Américains attaquent le corps allemand qui empêche la jonction des diverses têtes de pont, alors que d'autres unités débarquent ! L'opération réussit et la position alliée semble solide désormais. Il sera difficile au Reich de mettre les Alliés à la mer.

















En URSS, le front se fait plus calme. L'encerclement de Moscou se précise, et après des frappes de Stuka, la chute de la capitale se précise.
















En revanche, l'Egypte voit une offensive italienne de grande ampleur.


















Après un premier essai de frappe tactique ne donnant rien de notable, suite à la coupure par les croiseurs japonais de la ligne de communication reliant l'Egypte et l'Inde, le corps de Marines italien s'avance et coupe le Canal de Suez. Sans ravitaillement, les forces britanniques paniquent sous les bombes de avions italiens, qui font preuve, une nouvelle fois, de leur suprême habileté. Dieu semble avoir pris le parti du Ducce, dont les troupes blitzent les unités désormais désorganisées défendant le ligne de front.
















Les troupes de l'Axe atteignent Suez, détruisant les avions alliés présents, et achevant l'encerclement de Wavell. La situation alliée en Egypte est devenue catastrophique, et rien de semble pouvoir empêcher la conquête du pays par l'Italie. La nouvelle de cette grande victoire provoque des scènes de liesse dans toute l'Italie, alors qu'à Londres, on fait grise mine. Churchill doit faire face à une motion de censure, et échappe de justesse à son éviction.

















Front asiatique
En Asie, la situation est plutôt calme, principalement du fait de la mousson qui empêche des manoeuvres tactiques de grande ampleur.
Néanmoins, début mai, le Japon déploie une bonne partie de sa flotte au large des côtes orientales indiennes, avec notamment des convois de troupes lourdement chargés.

Une offensive sous-marine américaine en Mer de Chine, profitant de la tempête clouant au sol les avions nippons, est repoussée et 2 meutes US voient de lourdes pertes les renvoyer chez elles ! C'est un beau succès pour les destroyers nippons.
Guam tombe, alors que le gouvernement de Vichy est sommée de livrer Madagascar à l'Empire du Soleil Levant. Il s'exécute de mauvaise grâce, et Madagascar devient une nouvelle province nippone.















jeudi 1 janvier 2009

Bonne Année 2009 !

A mon tour de céder à la tradition païenne et de souhaiter à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2009 !

Julien

jeudi 25 décembre 2008

Mars Avril 1942 : les Italiens débarquent !

Front Européen

















Le temps, déplorable, ralentit sensiblement les opérations en Europe. Des villes telles que Penta au nord-est de la région moscovite tombent. Moscou est encerclé et les defenseurs se préparent à vendre chèrement leur vie en défense de la capitale du Communisme.





















En revanche, en Méditerrannée, des flottes substantielles se déploient et se recherchent, dans le but une nouvelle fois d'en découdre, mais sans succès. Une pluie accompagnée d'un épais brouillard persistant perturbe les opérations aussi bien navales que sous-marines.





















Mais cet équilibre précaire ne satisfait pas le Duce, qui veut une opération spectaculaire. Une nouvelle fois, la San Marco est mise à contribution. L'opération Leone prévoit un débarquement de 4 divisions de Marines à l'arrière des lignes britanniques en Egypte, à Damiette.

Et le Lion tient toutes ses promesses ! Le débarquement, appuyé par les canons gros calibres de l'Italia, réussit malgré une coordination et un début calamiteux. Mais la chance est du côté des Italiens, qui détruisent une division anglaise défendant Damiette. Wavel est consterné, sa ligne est tournée, et le canal de Suez est bloqué par les Italiens ! Une contre-attaque est rapidement montée, mais au détriement de la ligne de front occidentale.
















Mais l'attaque, trop rapidement lancée, échoue partiellement. Les Italiens sont certes repoussés, mais le détachement de Royal Engineers est détruit après avoir héroïquement permis à 6 divisions de passer le Canal sans peine.
Les Italo-Allemands en profitent pour attaquer et percer le front occidental. La situation devient très problèmatique pour l'Angleterre en Egypte...

















Front asiatique

D'autant que cela ne va guère mieux en Asie. Les troupes de Yamashita progressent en Inde, alors que la courageuse division de cavalerie tient en respect 150 000 soldats indiens ! Calcutta est encerclé pour de bon et les troupes du Commonwealth se préparent à un siège long et sanglant. Les corps de Marines SNLF débarquent et s'emparent des îles Nicobar, se qui leur permet de se replacer afin de mener une opération en Inde.
















Les attaques contre les cargos japonais échouent cette fois, mais sans perte alliée.


Epilogue :
Le rassemblement des troupes alliées en Angleterre ne trompe personne. Marines américains, barges amphibies, tout est là. Un débarquement d'une envergure jamais vue va avoir lieu en Europe occidentale le mois prochain. Les Allemands se préparent, et des forces conséquentes gardent la Festung Europa...
















Les pertes du tour
























dimanche 14 décembre 2008

Janvier Février 1942 : le Zénith des puissances de l'Axe

Dans tout le monde, le conflit s'intensifie entre les Alliés et l'Axe, alors que la puissance américaine commence à se faire sentir.

Front Européen

L'URSS déploie ses troupes en première ligne et parvient enfin à établir un front défendant le Caucase.

La Wehrmacht, sous les flocons de neige, continue néanmoins à progresser, et bientôt, Novgorod et Saratov tombe entre ses mains !















Devant cette poussée mortelle, l'Armée Rouge cherche à raccourcir ses lignes défensives et évacue Rostov-sur-le-Don et Kaliningrad.















Les unités allemandes poussent jusqu'aux portes de la Sibérie et se rapprochent d'Astrakhan. Les voies de communication entre le Caucase et le reste de la Russie sont coupées !















En Méditerrannée, l'hiver se fait torride ! Au cours de nombreuses batailles aéronavales qui voient alternativement la victoire des deux camps, les croiseurs Trento, Balsano, Attendolo et Gorizia sont coulés, alors que la Royal Navy voit la perte de Sydeny et du cuirassé Renown ! Le Vittorio Veneto est endommagé, ainsi que le Duke Of York, le Ramillies et l'Edimburgh pour la Navy. C'est un coup très dur pour la marine italienne, qui paie la fougue avec laquelle elle a mené jusqu'à présent la guerre. Mais la Royal Navy paie elle aussi un lourd tribut, d'autant que lors de tâches de protection de convois alliés, le croiseur Emerald est envoyé par le fond, alors que deux autres unités sont endommagées par les torpilles de U-Boot !

Le Service de Renseignement allemand rapporte à l'OKW que de nombreuses troupes se rassemblent en Angleterre. Les nouvelles unités formées se rassemblent donc en France, prêtes à toute éventualité. L'été s'annonce décisif en Europe !

Front asiatique

En Inde, Yamashita passe à l'attaque ! Il s'empare de Chittagong, en dépit d'une farouche résistance des troupes territoriales, qui parviennent même à s'enfuir après avoir mis hors de combat un corps nippon ! Yamashita est furieux !













Déterminé à prendre sa revanche, il ordonne à la division de cavalerie qui s'était infiltrée dans les montagnes septentrionales, de déboucher dans la plaine indienne ! C'est la chevauchée fantastique pour cette division, qui coupe Dacca du reste de l'Inde. C'est ce moment qu'attendait Yamashita pour attaquer. Appuyé par les canons de 7 cuirassés, et par les vagues de bombardiers, dont une escadrille se fait détruire par la chasse britannique, Yamashita, après un instant de flottement, s'empare de Dacca et coupe ainsi les voies de communication de 100 000 soldats indiens !














Calcutta est en vue, mais la ville forteresse semble imprenable avec sa garnison de 100 000 soldats. A proximité de Singapour, une unité d'artillerie lourde prend position, la bataille pour la Gibraltar du Pacifique va bientôt commencer !

Pendant ce temps, les sous-marins alliés font des ravages dans le Pacifique. Plusieurs milliers de tonneaux de cargos japonais sont envoyés par le fond par les sous-marins américains et français libres, en dépit d'une protection aérienne accrue.

dimanche 7 décembre 2008

Novembre-Décembre 1941 : La Chine rend les armes !

Front asiatique :


30 octobre 1941 : la nouvelle diplomatique tombe, inattendue. Suite à de longues et difficiles tractations, le Japon et l'URSS signent un traité de non-agression. L'URSS s'engage à fournir en quantité au Japon les minerais rares dont manque l'Empire. Les deux parties sont satisfaites : l'URSS peut ramener les quelques troupes restantes de Sibérie, et est sûre d'éviter une offensive nippone sur Vladivostk et les ressources sibériennes. Le Japon obtient quant à lui les ressources nécessaires pour faire marcher toutes ses usines à plein rendement, et un répit lui permettant de digérer tout ce qu'il vient d'avaler. En effet, les Indes néerlandaises, les Philippines et la Malaisie résistent toujours.

2 Novembre 1941, une éclaircie disperse le front nuageux au dessus de Lan-Chow. Profitant de ce beau temps, qui lui rappelle ce qui s'est passé deux ans auparavant, le vieux maréchal Umezu saisit l'initiative, et lance les escadrilles à l'assaut de Lan-Chow. Sous un déluge de bombe, exacerbé par les bombardements des unités d'artillerie lourde, les défenseurs chinois fléchissent. Mao et les divisions qu'il a directement sous ses ordres, se débandent. Le flottement se transforme en panique, la panique en déroute. Bientôt, tous les combattants communistes, menés par Mao, fuient dans les campagnes afin de prendre le maquis. Umezu, ravi, voit son attaque préparatoire se transformer en triomphe.



















Enfin, le 14 Novembre 1941, Umezu rentre à la tête de ses troupes dans Lan-Chow désertée. La Chine en tant qu'état n'existe plus, les dernières troupes nationalistes et communistes capitule. La campagne de Chine est finie ! Les centaines de milliers de soldats nippons s'apprêtent à rejoindre les autres fronts...
















La nouvelle est accueillie dans tout l'Empire avec hystérie, d'autant que les nouvelles des autres fronts sont excellentes. Le général Yamashita occupe la totalité de la Birmanie, et des unités de cavaliers seraient même rentrés en Inde !















Les puits de pétrole birmans, défendus par des unités indiennes, sont attaqués et occupés sans coup férir. Les escadrilles sud-africaines de Hurricanes s'opposant à cette attaque sont rapidement détruites par les Zéro ! Les portes de l'Inde s'ouvrent béantes, et l'Empereur récompense Yamashita, déjà surnommé le "Tigre de Birmanie", par le bâton de maréchal !

































Dans le Pacifique, les Alliés commencent leur campagne sous-marine, mais dans succès, alors qu'une flotte de vieux cuirassés quittent Pearl Harbor afin de se rebaser dans le Pacifique sud.
















Les Britanniques convoient d'importantes quantités de troupes et d'avions en Inde.

Front européen :















Le temps, d'abord clément, permet l'attaque de Karkhov dans de bonnes conditions pour l'Allemagne. Après de rudes combats, la ville martyr capitule, les portes du Caucase s'ouvrent pour la Wehrmacht.















Profitant de la neige qui commence à tomber drue, l'opération Nordlicht est lancée et les Finnois, audacieusement, traversent le lac gelé du Ladoga afin d'attaquer avec les Allemands Léningrad. Encerclée de toutes parts, la Capitale du nord, trahie par le temps, doit capituler, alors que la flotte se saborde !






























Ces bonnes nouvelles sont accueillies avec allégresse dans toute l'Allemagne, alors que Noël 1941 s'annonce sinistre pour le camp allié.

En Mer Rouge, les avions italiens, qui tentaient de refaire leur coup de Trafalgar du mois précédent, se font cette fois surprendre et abattre par la chasse britannique.

Les puissances de l'Axe sont au zénith de leur puissance, rien ne semble pouvoir les arrêter. Pourtant, les USA commencent à peser sur la guerre. Leur production est égale à celle de l'Allemagne et du Japon réunis. Tous les espoirs alliés reposent sur leurs épaules !

samedi 6 décembre 2008

Septembre-Octobre 1941 : Banzaï !!!

Front Asiatique

Alors que la guerre fait rage en Europe, l'Empire du Soleil Levant se prépare... L'embargo économique le prive des ressources pétrolières indispensables à la bonne marche de son économie et de sa machine de guerre. Les réserves sont quasiment épuisées, et sans mesure radicale dans les 4 prochains mois, le pays sera exsangue.
Mais depuis déjà 1 an, Yamamoto a conçu un plan d'expansion dans le Pacifique, avec comme objectifs principaux les Indes Néerlandaises, et son précieux pétrole, et l'Empire britannique, principalement l'Inde.

Devant l'agressivité des Etats-Unis, qui voient clair dans le jeu de Tojo, et l'arrivée inopinée d'unités françaises libres, les tirailleurs sénégalais, devant occuper la base majeure de Rabaul, dans le Pacifique sud, le Japon déploie sa flotte, la Nihon Kaigun.

La Nihon Kaigun se déploie














Le temps n'est pas très favorable quand le signal est lancé, "Grimper le Mont Nikata" ! Tokyo déclare la guerre à toutes les puissances occidentales ! La Tempête nippone submerge le Pacifique ! Des troupes débarquent dans le nord des Philipinnes, les troupes de marine SNLF s'emparent de Wake et débarquent, sous le couvert des cuirassés nippons, à Java et à Bornéo, tandis que les unités de réserve débarquent près des puits de pétrole de Sumatra. Une division débarque à Lae, en Nouvelle-Guinée, avec comme objectif Port-Moresby. Pendant ce temps, Yamashita lance, sous une pluie battante, une première attaque sur Rangoon, qui capitule rapidement ! L'opération japonaise est un complet succès !




























Les Japonais défilent dans Rangoon













Profitant d'une éclaircie, les Japonais progressent en Birmanie. Les Jingutsu, la division cycliste nippone, en profite pour s'emparer de la zone montagneuse à l'Ouest de Mandalay, qui aurait pu constituer une barrière gênante pour l'armée nippone. Pendant ce temps, les Britanniques ramènent des troupes en renfort : les unités indiennes se déploient dans l'Est afin de défendre les abords de leur pays et les puits de pétrole birmans.































En Chine, malgré des bombardements répétés qui n'ont guère de succès, le Maréchal Umezu lance une attaque sur les troupes communistes défendant les montagnes à l'Est de Lan-Chow. C'est un bain de sang, mais l'ardeur des troupes nippones, qui sentent que la fin est proche, vient à bout des défenseurs chinois. 2 corps chinois et 2 japonais sont détruits, mais l'objectif est atteint, la banlieue Est de Lan-chow est en vue ! Mao voie évoluer avec anxiété la situation stratégique.














Front Européen.















Le temps, qui est à la pluie en URSS, ralentit sensiblement la progression de la Wehrmacht. Minsk tombe enfin mais Karkhov, qui est bientôt encerclée, résiste avec courage et obstination. Goëring, avec mépris, promet à Hitler de faire de la ville un cimetierre et envoie l'élite de la Luftwaffe la bombarder, sous la protection des tout nouveaux modèles de chasseurs Focke-Wulf 190. La VVS réagit et envoie à son tour une unité de chasseur à la défense de la Ville Héroïque ! Dans un combat dantesque, qui voit des sommets d'héroïsme atteints par les pilotes soviétiques, qui savent que leur pays est dans un danger mortel, les unités allemandes sont décimées ! Les escadrilles de FW 190 sont détruites, ainsi que celles de Stukas et de Dornier 17 ! C'est un massacre incroyable, qui provoque le passage en cours martiale et l'exécution de plusieurs généraux de la Luftwaffe, tandis que Goëring ne décolère pas !














Pour couronner le tout, l'attaque sur Karkhov, menée par les compagnies de pionniers d'assaut, échoue ! Au cours de combats féroces, les pionniers sont décimés par la défense soviétique féroce. Karkhov ne capitulera pas en octobre !


















En Méditerrannée, les hommes grenouilles du Prince Borghese frappent à nouveau ! Profitant d'un coup de chance extraordinaire, ils parviennent à se faufiler une nouvelle fois dans le port de Gibraltar ! Le porte-avion d'escorte Eagle est coulé par leurs charges explosives ! C'est le deuxième porte-avions que les hommes grenouilles mettent hors de combat !














Mais le pire est à venir. Les avions italiens à long rayon d'action franchissent l'Egypte et se déploient en Mer Rouge. Bien vite, ils trouvent les cargos qui apportent le ravitaillement britannique et, malgré la protection des Spitfires, les coulent ! De ce fait, les forces britanniques en Egypte sont coupées de ravitaillement ! Après un bombardement intensif, les troupes de l'Axe en proftient pour attaquer Alexandrie, qui tombe entre leurs mains ! Les Britanniques, assommés par cette défaite, rétablissent leur ligne de communication et reforment une solide ligne défensive derrière le bras occidental du delta du Nil. Churchill est scandalisé et nomme Auchinleck à la place de Wavell à la tête de la 8ème Armée !














L'armée italienne défile à Alexandrie

















En Angleterre, l'unité de Lancaster, qui vient juste d'être constituée, commence sa campagne de bombardement en Europe, mais se fait détruire inopinément ! C'est la consternation à Londres et le maréchal Harris est nommé à la tête des forces de bombardement britannique.

Dans l'Atlantique, l'opération Paukenschlag est lancée et les U-Boot se ruent à l'assaut des convois britanniques. L'opération est un franc succès, en dépit de la perte d'une meute coulée et de deux endommagées !

Sur tous les fronts, les Alliés souffrent mais une lueur d'espoir se fait jour. Le parlement américain, sous le choc de la déclaration de guerre nippone, autorise le Président Roosevelt à déclarer la guerre à l'Allemagne et à l'Italie. L'Arsenal de la Démocratie rentre en guerre ! La flotte américaine se déploie, des meutes de sous-marins rentrent à Pearl Harbor, ce qui ne présage rien de bon pour la flotte marchande nippone.



Les pertes du tour

dimanche 23 novembre 2008

Juillet-août 1941 l'Eté meurtrier suite

Front européen

Inlassablement, l'offensive allemande en URSS se poursuit. Le Reich ayant l'initiative, le QG de Timochenko est rattrapé et détruit. Le général soviétique s'en sort de justesse, blessé, mais il faudra de nombreux mois avant de le revoir au front. La Stavka tente de rétablir une ligne de front, mais en vain. Kiev est fortement défendu.














En Ukraine, la machine de guerre allemande progresse encore. Seule lueur d'espoir, Minsk résiste ! En dépit des interventions répétées, et pas très heureuses, de la Luftwaffe, les défenseurs de la ville ne plient pas, et conservent obstinément Minsk qui s'est faite rapidement encerclée. Un message personnel de Staline les félicite.
















Mais la bonne nouvelle de Minsk fait long feu. En effet, Smolensk tombe à son tour entre les mains de la Wehrmacht. La porte de Moscou est ouverte !



















Les Soviétiques jettent leurs dernières réserves dans la bataille, et tentent de tenir le Dniepr, alors que Staline quitte discrètement Moscou pour Kalinin.



















La bataille pour Gomel s'engage. Les escadrilles de chasse de la VVS engagent les Me 109-F1, et bientôt, les vieux I-16 prennent le dessus sur les avions allemands ! L'attaque se déroule de ce fait dans la plus grande confusion et les premières pertes allemandes ont lieu. Les miliciens défendant Gomel comme des démons entrainent avec eux deux grandes unités allemandes, mais la ville est prise !


















Plus au sud, les ingénieurs d'assaut permettent le passage du Dniepr en force sous le feu ennemi. Le front de ce faait se désintègre ! Sous les coups de boutoir nazi, la poche de Kiev est liquidée avec une perte pour les Allemands. Koursk et Bryansk sont prises ! Les Russes n'ont plus de réserve, le front ne peut plus être reformé !



























Les pointes allemandes atteignent Tula et Voronezh tombe comme un fruit mûr, ainsi que Dnepropetrovk, puis Stalino. L'Union Soviétique est à l'agonie, mais la résistance se reforme autour de Moscou.














Ailleurs en Europe et sur les mers, les opérations se poursuivent. Les sous-marins de l'Axe font preuve d'une efficacité mitigée. Au prix de lourdes pertes, 4 meutes endommagées, plusieurs dizaines de milliers de tonneaux de cargos sont envoyés par le fonds en Mer du Nord. Doenitz se satisfait de cette victoire à la Pyrrhus, pour l'heur...

En Méditerrannée orientale, la Royal Navy cherche à reprendre la main de façon aggressive, mais l'escadre britannique est surprise par les appareils italiens. Le piège se referme et des centaines d'avions de l'Axe se jettent sur les navires de Sa Majesté ! Les escadrilles de Gladiators font face, mais elles sont balayées par la chasse italienne ! La DCA, confuse, déploie son feu de manière inefficace ! Bombes et tropilles fusent, et le calvaire de la Navy se poursuit ! Le Porte-Avions Furious, touché par trois bombes et deux torpilles, coule en flamme ! Le PA Courageous, dont le pont est défoncés par de nombreux cratères, rejoint en claudiquant l'Angleterre et ses bassins de radoubs, accompagné du cuirassé Hood. C'est une catastrophe et la Royal Navy se replie, laissant l'Italie triomphante !

















Le Duce, fort de cette victoire, demande à son état-major de déployer plus de troupes en Afrique du Nord. Mais le convoi est surpris par les cuirassés Warspite, Sovereign et Ramillies, et les vieux navire coulent les cargos chargés d'hommes ! Enfin une bonne nouvelle, et l'Angleterre respire... pour l'instant.














Les pertes du tour...

samedi 15 novembre 2008

Juillet-Août 1941 l'été meurtrier : partie 1 La Chine nationaliste rend les armes

Front asiatique

Inlassablement, le tête à tête fatal se poursuit en Chine, et les armées du Mikado lance une nouvelle attaque contre les Communistes, en dépit, une nouvellefois, d'une intervention assez peu efficace de l'aviation.

Mais la défense communiste est délicate, la plaine est propice à la guerre mécanisée. Mais Yamamoto ne cherche pas à gagner du terrain, il recherche l'attrition, la destruction complète de l'armée ennemie. C'est donc l'assaut qui commence et qui se solde par un nouveau triomphe pour les Japonais ! Des dizaines de milliers de Chinois sont faits prisonniers, tandis que le reste des troupes part en déroute ! La route de Cheng-Tu, le dernier bastion nationaliste, est ouverte !















Sans tarder, les troupes nippones se replacent aux alentours de Cheng-Tu, et le 1er août 1941, l'ssaut est lancé. Des groupes de choc appuyés par des tankettes Ha-Go type 95 nettoient avec application la ville quartier par quartier.











La résistance se raidit un moment, mais rien n'y fait, les troupes nippones, devenues expertes dans ce genre de combat, finissent par tout balayer sans perte ! Cheng-Tu tombe comme un fruit mûr, et avec la ville, les espoirs des Nationalistes, qui capitulent ! Seuls les Communistes demeurent face au Japon, et la Chine devient officiellement la République Populaire de Chine, le deuxième grand pays à devenir communiste. Seule Lan-Chow, importante ville industrielle du nord, demeure pour l'instant indépendante.















Mais l'armée nippone n'en a pas fini et fait mouvement dans les montagnes au nord de Cheng-Tu et coupe de ravitaillement toute l'armée communiste ! Une attaque est menée sur les troupes au sud de Lan-Chow, mais enfin, les Japonais sot repoussés avec de lourdes pertes : les troupes des Seigneurs de la guerre chinois, qui avaient ralliés les Nippons, sont détruits, ainsi que les miliciens de Nan-King. Les Chinois se tuent entre eux, les uns pour défendre leur nation, les autres au service de leurs nouveaux maîtres ! Mao replie ses troupes autour de Lan-Chow et hésite. Doit-il contre-attaquer les troupes ennemies qui sont maintenant désorganisées ? Il renonce enfin, sagement, les perspectives de succès étant limitées.















Le front se stabilise enfin, après deux mois cauchemardesques. La fin est proche, et il semble maintenant peu probable aux stratèges de Tokyo que la Chine résiste bien plus de 6 mois.















A Tokyo, des foules en délire fêtent la victoire et conspuent les Occidentaux !




















Pendant ce temps, le Général Yamashita prend son commandement au Siam. Les troupes se massent aux frontières de l'Empire Britannique, qui accumulent 250 000 soldats pour défendre Singapour ! Jamais la Gibraltar du Pacifique n'a aussi bien porté son nom ! La guerre va être terrible !

dimanche 9 novembre 2008

Mai-juin 1941 Le Monde retient son souffle

Front européen
















3 mai 1941, de bon matin, les chars allemands passent la frontière séparant le Reich de l'Union Soviétique sous une pluie battante. Le plus grand conflit qu'ait jamais connu l'humanité commence...










Hitler le pense, il suffit de donner un bon coup de pied dans la porte pourrie, et toute l'URSS s'écroulera.


















La guerre commence sous la pluie pour la Wehrmacht. La Luftwaffe décide donc de ne guère intervenir afin de garder ses forces pour les prochaines semaines. Les maigres troupes de frontière soviétiques sont balayées et les Allemands s'emparent de la capitale lithuanienne Kaunas, de la vieille forteresse Brest-Litovsk ainsi que de Lvov. La voie est libre pour de plus profondes offensives en territoire national soviétique cette fois !













En Afrique du nord, les bombardiers italiens qui tetaient de bombarder Alexandrie sont repoussés séchement par les Hurricanes. La terrible division San Marco prend la mer, et l'angleterre tremble, où va-t-elle de nouveau débarquer ?

Les Alliés ne restent cependant pas inactifs. Des sous-marins britanniques coulent des cargos italiens au large de la Sicile. Le ravitaillement de l'Afrique du Nord devient décidément un problème stratégique majeur pour les puissances de l'Axe. Des cuirassés britanniques se déploient de même en méditterrannée occidentale, et il s'en suit une petite mais âpre bataille aéronavale au cours de laquelle le vieux Revenge est envoyé par le fond par les avions italiens !














Sur le front russe, Joukov a rallié des unités nouvellement constituées mais cela n'empêche pas l'offensive nazie de se poursuivre, cette fois sous un soleil radieux qui ne se démentira plus. Les stukas se précipitent sur les grandes unités blindées soviétiques qui défendent Minsk, mais les héroïques escadrilles de MiG1 tentent de faire front ! En pure perte, les chasseurs allemands déciment leurs adversaires inexpérimentés. Mais une nouvelle fois, les bombardements tactiques des stukas manquent de précision et d'efficacité, ce qui amène le Haut-commandement allemand à s'interroger sur leur fiabilité. Une seule attaque permet à la Wehrmacht de faire 200 000 prisonniers de plus, tandis que les points blindées allemande approchent de Vitebsk et de Kiev. La Hongrie de l'Amiral Horty rejoint les rangs de l'Axe afin de participer à la curée !
































Les Soviétiques tentent frénétiquement de rétablir une ligne défensive, mais la pression est terrible ! Les bombardiers frappent les pointes avancées blidées en Ukraine, mais avec un succès mitigé. Les Britanniques de leur côté passent à l'offensive en Méditterrannée orientale et surprennent la flotte italienne ! C'est un massacre. Le cuirassé Anson est endommagé et le croiseur Birmingham est coulé, alors que le Vittorio Veneto est gravement endommagé, et les croiseurs Eugenio di Savoia et l'Abrazzi rejoignent les flots glacés qui leur servent de linceul. La marine italienne accuse le coup, et se replie afin de panser ses plaies, laissant les troupes en Afrique du nord coupées de ravitaillement ! Leur situation semble d'un coup bien précaire !

De même, les bombardiers anglais frappent les usines lilloises avec succès ! Le fighting spirit commence à payer pour le Royaume-Uni.
















Pendant ce temps, le calvaire de la Russie se poursuit. Cette fois-ci, les Allemands percent le front de toute part et s'emparent de Riga. Les QG de Joukov et de Yeremenko sont encerclés et détruits ! C'est une catastrophe pour l'Union Soviétique, alors que les Finnois, qui sont rentrés dans la guerre aux côtés de l'Allemagne s'emparent de Mourmansk. Les Alliés redoutent alors un effondrement total de l'URSS et les opérations britanniques s'interrompent afin de lui donner un second souffle (toutes les nations alliées passent, sauf l'URSS). Une nouvelle ligne de défense est établie, mais elle paraît bien peu de chose face au juggernaut allemand qui n'a pas subi pour l'instant de perte.
























Mais l'Allemagne continue ses attaques et bientôt Vitebsk tombe à son tour le 27 juin 1941 ! Les deux prochains mois sont envisagés avec résignation par le haut-commandement soviétique, la STAVKA, qui sait que la guerre qui vient de s'engager est une guerre de survie pour l'URSS.




















Front asiatique

Après le triomphe de Chung-King, les troupes nippones continuent leur offensive, bien décidées à détruire une bonne fois pour toute l'armée nationaliste. La poche qui s'était formée au sud-est de la capitale déchue est bombardée sans relache, mais avec un succès mitigé par l'artillerie et les avions nippons. Agacé, Yamamoto déclare une attaque impulsivement et les miliciens de Nan-King chargent au cri de "longue vie à l'Empereur", le Banzaï traditionnel ! C'est cependant un succès éclatant qu'ils payent de leur sacrifice ! La poche est liquidée et 200 000 prisonniers rejoignent leurs innombrables camarades en captivité.
Fort de ce succès, les unités nippones, renforcées par un corps méchanisé, lance une offensive blitzkrieg sur les troupes défendant le sud-est de Cheng-Tu, dernier bastion antionaliste tant convoité ! Les Chinois se débandent sans même se défendre, et laissent de nouveau 200 000 hommes sur le terrain. L'armée nationaliste a quasiment cessé d'exister. Les Nippons, grisés par ces triomphes, tentent la même opération sur mes communistes à l'est de Cheng-Tu, mais ils sont cette fois stoppés par la résistance farouche des hommes de Mao, sans pour autant subir de perte ! Le bilan du mois est cependant très favorable et une occupation totale de la Chine peut être envisagée d'ici à un an. Pendant ce temps, des troupes nippones se déploient sur les terrains d'opération périphériques. Le Siam voit l'arrivée de troupes en nombre, alors que l'ombre de la guerre généralisée grandit. Les usines Mitsubishi et Nakajima produisent en masse A6M5 Zéro et B5N2 Kate, de redoutables instruments de guerre entre les mains expertes des pilotes japonais. Mais les perspectives d'invasion sont moroses, les Britanniques disposent en effet de plus de 15 corps afin de défendre la Malaisie, l'Inde et l'Australie, et les Américains occupent aussi massivement leurs territoires. La guerre s'annonce tout sauf facile pour l'Empire du Soleil Levant.
















Les pertes du tour...

dimanche 2 novembre 2008

Mars-Avril 1941 : La Chine met un genou à terre !

Front asiatique















1er mars 1941, Yamamoto scrute le ciel bleu un petit sourire aux lèvres. Une éclaircie soudaine et brève voit une nuée d'appareils nippons s'abattre sur les défenseurs de Chung-King ! Les unités fidèles aux Seigneurs de guerre locaux se débandent alors que le PC de Tchang-Kaï-Chek, qui est venu lui-même prendre les reines de la défense de sa capitale et de sa propre survie politique, est épargné.















Sous un déluge de bombes, les troupes nippones, galvanisées par le Général Umezu (utilisation d'un OC !), se lancent à l'assaut. Ivres de vengeance, après l'annonce de l'embargo qui étouffe lentement mais sûrement leur patrie, en dépit de la mise en service d'une usine produisant du pétrole synthétique, les soldats nippons balayent tout sur leur passage. Le Généralissime Tchang-Kaï-Chek se suicide alors que les Japonais forcaient l'entrée de son bunker. C'est la fin de la résistance nationaliste à Chung-King ! L'Amiral Yamamoto rentre dans la capitale et tente en vain de contenir ses soldats, qui se livrent au pillage une nouvelle fois. Une poche est formée au sud-est contenant plus de 200 000 soldats chinois, qui n'ont plus guère d'espoir d'être sauvés. L'armée nationaliste n'est plus que l'ombre d'elle-même et tout les espoirs se portent sur Mao et son armée rouge, qui semble le dernier espoir contre les ténèbres qui ont submergé la Chine. Fait sans précédent, l'Empereur Hiro-Hito lui-même quitte sa demeure impériale et défile à Chung-King !


















Front européen















La flotte britannique passe une nouvelle fois à l'assaut et endommage le croiseur Pola en Méditerrannée occidentale. Elle coule de même les cargos apportant le ravitaillement à l'armée de l'Axe en Afrique du nord, qui s'est avancée jusqu'aux faubourgs d'Alexandrie ! Les deux armées se font face depuis maintenant plusieurs mois, mais aucune ne se décide à porter le premier coup.















L'Axe contre-attaque et Heinkel 115 et Z 501, protégés par des chasseurs Falco, trouvent la flotte britannique ! Gloster Gladiators et Reggiane 2000 Falco s'affrontent et bientôt, les oiseaux d'acier blessés à mort s'écrasent en mer dans une orgie de destruction mutuelle ! Les canons anti-aériens des porte-avions crachent un nuage mortel qui dissuade les torpilleurs ennemis de mener à bien leur attaque.




















Le temps se fait au demeurant détestable, ce qui n'empêche pas les escadrilles de Whitley de mener à bien leur mission de bombardement des usines de Metz.
Pendant ce temps, le NKVD rapporte à Staline que la Wehrmacht se rassemble en force sur la frontière entre l'URSS et le Reich. Une terrible tempête se prépare alors que le Petit Père des Peuples proteste auprès du Führer, qui l'assure que ses troupes ne sont là que pour faire des manoeuvres, à l'abri des avions britanniques...

Janvier Février 1941 : les Loups d'aciers frappent !

L'hiver continue à être l'un des plus rigoureux de mémoire d'homme.
La neige succède au blizzard, ce qui a pour effet de rendre les opérations militaires problèmatiques.

Front européen

Cette météo déplorable n'empêche pas la marine italienne, dont les sous-marins sont basés à Brodeaux, de lancr ses meutes à l'assaut de l'Atlantique nord. Comme on pouvait s'y attendre, les tempêtes qui s'y déchaînent rendent les rencontres hasardeuses.
En revanche, des torpilleurs italiens survolent le canal de Suez et vont coulet quelques cargos s'apprêtant à l'emprunter.














Les Allemands ne veulent pas être en reste et à leur tour, lâchent leurs loups d'acier faire la chasse aux cargos alliés dans tout l'Atlantique. Dans la zone de l'Atlantique nord, les meutes pièges plusieurs convois et envoient par le fond plusieurs centaines de milliers de tonnes de cargos. Enfin ! C'est le premier succès majeur des U-Boot depuis le début de la guerre.















Dans les Caraïbes aussi, les pétroliers alliés brûlent ! C'est un franc succès pour les sous-marins.













Pendant ce temps, la flotte de surface allemande engage une petite task force anglais qui croise en Mer du Nord. Les cuirassiers Nelson et Bismarck s'engagent et après plus de 3 heures d'échange d'un feu meurtrier, les deux vaisseaux doivent se replier, gravement blessés. Prudemment, la flotte allemande se replie. Churchill se gausse et raille la lâcheté des marins allemands !

Pendant ce temps, les Britanniques passent à l'offensive en Méditerrannée occidentale et coulent le brave croiseur Zara ! Les survivants sont recueillis par les bateaux anglais, qui leur rendent les honneurs militaires.

Front asiatique
Umezu et Yamamoto se rencontrent une nouvelle fois afin de prvoir une attaque sur la capitale chinoise et enragent. Le temps paralyse toute vélléité offensive sur Chung-King. Il faut faire preuve de patience, qualité dont les officiers nippons sont heureusement bien pourvus.

Quand soudain, un coup de tonnerre retentit le 23 février 1941 dans tout le Pacifique ! Roosevelt a décidé de procéder à la mise en place d'un embargo total des ressources pétrolifères à destination du Japon ! C'est la stupeur à Tokyo. L'ambassadeur nippon à Washington Nomura proteste vivement mais rien n'y fait. Le gouvernement Konoye tombe et est remplacé par le général Tojo, qui prône une ligne dure envers l'Occident. L'ambassade américaine à Tokyo est mise à sac et plusieurs fonctionnaires américains sont lynchés par les émeutiers, alors que la police nippone reste spectatrice de ce triste événement.

Un mauvais sang coule entre les deux nations naguère amies, et il devient évident dans l'esprit de tous que le temps où ces conflits se régleront par les armes approchent.






jeudi 23 octobre 2008

Novembre Décembre 1940 la trève hivernale

L'hiver s'installe plus tôt cette année et paralyse les opérations en Chine, où l'armée nippone scrute le ciel et attends en vain une éclaircie afin de continuer son offensive sur Chung-King.

L'Allemagne en profite pour rebaser sa flotte à Brest.
















Les sous-marins de tous bord font feu de tout bois ! Bâtiments italiens, allemands et britanniques cherchent des proies mais en vain.

































Les marines de la division San Marco frappent une nouvelle fois et envahissent Chypre, où se rebasent immédiatement les redoutables escadrilles aériennes de l'Aeronautica ! C'est un nouveau coup dur pour le Commonwealth, qui voit sa situation stratégique empirer en Méditterrannée.



















Les bombardiers lourds frappent aussi avec des résultats divers. Les Britanniques attaquent Metz avec succès, alors que les He-111 lâchent leur cargaison de mort sur Southampton en vain.



















Inlassablement, Britanniques et Italiens cherchent une nouvelle fois l'affrontement naval mais les flottes ne se trouvent pas ! Les porte-avions britanniques Courageous et Furious en profitent pour lancer leurs Swordfish sur La Spezia, et coulent leur objectifs, quelques vieux cargos rouillés...



















Entre temps, l'Allemagne redéploie ses troupes en Pologne. Staline s'inquiète et envoie télégramme sur télégramme à Hitler, qui l'assure de l'amitié éternelle entre leurs deux peuples...

Néanmoins, des troupes sont ramenées de Sibérie et redéployées sur la frontière avec le Reich.














En Afrique, le 1er corps d'élite de la Wehrmacht est envoyé sur le front, l'Afrikakorps est fondé !
Les troupes des deux camps se massent sur ce front qui promet de devenir bientôt brûlant !















Septembre-Octobre 1940, la Nuit tombe sur l'Occident

Front occidental

Le Maréchal Gort envoie une dernier message radio à Londres : "L'ennemi nous encercle, tentons une dernière sortie...". C'est la dernière fois que l'on aura des nouvelles du maréchal avant que la nouvelle se répande rapidement. Lille, défendue par les héros de l'Empire, Lille, dernier bastion de la liberté en France, Lille est tombé entre les mains des Nazis !


Le maréchal Gort rallie Londres sain et sauf












Enfin ! s'exclame le Führer, qui voit finalement s'achever par un triomphe la Campagne de France.















Mais l'Angleterre en deuil ne baisse pas les bras et déploie sa marine en Méditerrannée occidentale. Une nouvelle bataille navale s'engage et le croiseur Duca d'Aosta est coulé !









Front asiatique













La première offensive sur la capitale chinoise est lancée par l'armée nippone. Le combat se fait titanesque. Des groupes de combat formés autours de sapeurs d'assaut assaillent les faubourgs de Chung-King. Les Chinois, galvanisés, contrent toutes les tentatives japonaise de prendre pied au sein même de la ville, et finalement, après avoir subi de lourdes pertes, repoussent l'attaque nippone ! C'est une victoire incontestable pour l'armée nationaliste et l'on fait grise mine à Tokyo... En Mandchourie, l'Armée soviétique continue à faire du tourisme, sans que les services de renseignements japonais n'arrivent à discerner la logique de ces manoeuvres. Mais le fait est là, l'armée nippone reste fortement déployée en Mandchourie, afin de défendre cette zone industrielle de première importance.


dimanche 12 octobre 2008

Juillet-Aôut 1940 : La France pleure !

Front européen
















3 juillet 1940

Une chaleur écrasante étouffe Paris qui a peur. Les dernières divisions françaises qui défendent la capitale scrutent le ciel avec angoisse.
Les sirènes retentissent une nouvelle fois et le ciel de Paris se remplit des Stukas de Goering ! Dans un hurlement strident tout droit sorti des pires cauchemars, les avions allemands galvanisés piquent sur la capitale et assomment les défenseurs hébétés, alors que les dernières escadrilles de MS-406 se sacrifient avec honneur afin de protéger la capitale, mais en vain.




















Von Rundstedt attaque enfin et les troupes françaises se débandent ! Les Allemands ahuris, comme dans un rêve, pénètrent dans Paris sous le choc. Enfin ! Depuis tant d’années qu’ils espéraient cette victoire ; ils la tiennent cette fois ! Les Parisiens observent derrière leurs volets fermés le défilé de ces envahisseurs qui s’installent pour longtemps…












Mais la campagne de France n’est pas finie. Lille est encore défendue par l’armée britannique. Encore et encore, la Luftwaffe bombarde la cité mais rien n’y fait. Dans ces ruines fumantes, les Britanniques résistent ! Mais les régiments de Yeomanry londoniens, qui gardaient la ligne de vie jusqu’à Dunkerque, se font désintégrés par les blindés de Von Rundstedt, qui coupent ainsi les défenseurs de Lille et les encerclent. 100 000 Britanniques commandés par le Maréchal Gort désespèrent mais tiennent bon. Les Stukas se font abattre par la chasse anglaise, les Hurricanes obtiennent leur revanche !
Lille est en ruine !













La France ne s’avoue pas vaincu et, devant la gravité de la situation, sort sa flotte ! Une nouvelle bataille navale voit le croiseur Tarento envoyé par le fonds par le cuirassé Richelieu et quelques cargos italiens coulés. Des LeO 451 bombardent et désorganisent les unités de Fallschirmjägers. Le corps d’infanterie britannique qui défendait Anvers sent qu’il est temps de partir et rembarque…
La flotte se déploie...














Le cuirassé Richelieu











L’Allemagne poursuit son offensive et les corps français se rendent les uns après les autres. Les pertes de la Wehrmacht ont été jusqu’à présent assez légères. L’armée française se déploie afin de défendre le sud du pays.





























La flotte italienne contre-attaque et les escadrilles de Z-501 traquent inlassablement les bateaux français déployés au large de l’Italie. Au cours d’une bataille navale interminable, durant plusieurs jours, l’Aeronautica fait merveille. Le Richelieu, surpris, est endommagé, ainsi que le Tourville, le Primaguet et la flotte yougoslave qui était venue prêtée main forte à la « Royale », alors que le reste de la flotte française se fait bouter hors de la Mer Tyrrhénienne et humilier par quelques avions italiens.

Les Z-501 font des ravages !















L’Italie revient aussi une nouvelle fois en Méditerranée orientale, et surprend une task force anglaise ! Le croiseur léger Danae est coulé, alors que l’Exeter et le Gloucester sont endommagés. La combattivité italienne alliée à une certaine forme de chance sont décidément surprenantes. Mussolini a la baraka en ce début de guerre !
Le retour des Italiens...














Le Führer, envieux de ces succès italiens, fait sortir sa flotte et ses avions He-115C. Ceux-ci se font surprendre et détruire par les biplans swordfish ! C’en est trop et Hitler part bouder et faire du tourisme à Paris…

Le Maréchal Pétain, complotant depuis déjà quelques temps, profite du désarroi général et fait « le don de sa personne » à la France, qui se serait bien passée de ce cadeau empoisonné… De Vichy, où il installe son gouvernement, il offre la capitulation de la France à Hitler, qui exulte. Seuls quelques voix se font entendre, de Nouvelle-Calédonie et d’Afrique Equatoriale, qui refusent cette humiliation, alors que le Général De Gaulle part pour Londres. La campagne de France est quasiment finie, seuls résistent encore héroïquement les Anglais à Lille.
















Le Maréchal Gort cherche désespérément une solution de repli



















La France de Vichy
















Front asiatique

Le Monde retient sont souffle. Les agences de presse bruissent des nouvelles d’une guerre prochaine entre l’URSS et le Japon.

Puis la nouvelle tombe. Joukov déclare à la Pravda qu’il est « satisfait des manœuvres de l’Armée Rouge en Sibérie qui a prouvé sa capacité à défendre la Mère Patrie même aux confins du pays ». La guerre n’aura pas lieu et les stratèges du Mikado respirent.

















Du coup, des unités d’infanterie et mécanisées soviétiques reprennent le train et repartent vers l’URSS occidentale.

L’armée nippone en profite pour lancer un nouvel assaut et cette fois-ci, pulvérisent les défenseurs de l’est de Chung-King. La capitale chinoise sent qu’elle est la prochaine cible et les défenseurs s’enterrent.
Pendant ce temps, Roosevelt hausse le ton et ordonne à l'US Navy de se rebaser à Pearl Harbor. L'arrivée du cuirassé Tennesse à Honolulu provoque la colère et l'anxiété à Tokyo. Les manifestations anti-américaines se multiplient, alors même que le Président Roosevelt signe la loi interdisant l'exportation de produits stratégiques vers le Japon. Le torchon brûle entre les deux nations naguère amies. Les exactions des puissances de l'Axe commencent à produire leur effet...














Les pertes du tour

dimanche 5 octobre 2008

Bon, j'ai des soucis de mise en page, je mets des espaces entre les photos mais le logiciel ne prend pas en compte mes changements de mise en page. Je m'excuse donc pour ce foutoir indépendant de ma volonté et qui m'énerve prodigieusement.

Edit : Merci Arnaud pour ton conseil. J'ai bidouillé le code HTML et après avoir un peu tatonné, le résultat est plus satisfaisant.

vendredi 3 octobre 2008

Mai-Juin 1940, l'Enfer se déchaîne !

1er mai 1940

Front européen

C'est avec une certaine angoisse que les dirigeants alliés voient s'installer le beau temps en Europe Occidentale, d'autant que les nouvelles diplomatiques ne sont pas bonnes. Mussolini fanfaronne et menace les "Ploutocraties" occidentales.














Angoisse justifiée quand l'OKH fait procéder à la phase deux du plan Jaune. La Wehrmacht se précipite sur la frontière nord de la France avec férocité et détermination, alors que dans le même temps, l'Italie du Duce passe à l'attaque le 3 mai 1940 !



















Suite à une déclaration de guerre de la 25ème heure, les troupes italiennes rentrent dans la guerre par un coup de tonnerre ! Les hommes torpilles italiens du Prince Valerio Borghese s'infiltrent au coeur de la nuit sans lune au sein du port de Gibraltar et posent des charges explosives sur la coque du porte-avions Ark Royal, qui explose à 03h59 ! Le Prince Noir a frappé un grand coup et le fleuron de la flotte britannique disparaît dans les flots de la Méditerranée !















Les Hommes-torpilles de Borghese












L'Ark Royal touché à mort !











Simultanément, les attaques italiennes se multiplient. A Marseille, l'Aeronautica attaque la flotte au mouillage avant même que la France se soit préparée et le porte-avions Béarn est coulé !
En Méditerranée occidentale et au Cap St Vincent, les cargos alliés sont surpris et arraisonnés par les bateaux et sous-marins italiens.

















Les Allemands profitent de la stupeur provoquée par ce triomphe de leur allié pour relancer leur offensive, avec Guderian à leur tête ! Si les divisions sont repoussées par les Britanniques à Anvers, à Arras, en revanche, les corps français sont bousculés et refluent dans une confusion totale. Les Panzers arrivent ! Ils ont percé et un corps de divisions de réserve, situé juste à l'arrière du front, se disloque dans la débâcle. Les Allemands ont atteint les faubourgs nord-est de Paris ! Le Généralissime Gamelin, dépassé par les évènements, est limogé par Paul Reynaud, qui nomme le Colonel De Gaulle à la tête de l'armée française.
















Une escadre française quitte Marseille à toute vapeur pour venger l'honneur de la Marine et chasser les Italiens de Méditerranée occidentale. Malheureusement, l'engagement débute mal et un coup chanceux du Croiseur Zara détruit très rapidement le Dugay-Trouin, puis le Garibaldi coule l'Emile Bertin. Penauds, les Français rentrent à Marseille. Ils ne sous-estimeront plus leurs adversaires italiens...















Le croiseur Zara









Mais l'armée italienne n'en a pas fini avec les Alliés. Suite à la victoire de l'escadre italienne en Méditerranée occdientale, Malte s'est retrouvée coupée de ravitaillement. Profitant de l'opportunité, le Bataillon San Marco débarque sur l'île désertée par les Anglais, qui n'ont pas eu le temps d'envoyer une garnison. Malte est italienne ! Autre coup d'éclat, Tunis est occupé par des territoriaux libyens, qui se sont faufilés ni vus ni connus le long de la côte.



















C'en est trop, et au Royaume-Uni, le gouvernement Chamberlain tombe, remplacé par un gouvernement d'union nationale dirigé par Winston Churchill, qui promet à la population du sang et des larmes !



Et il n'a pas menti, car bientôt, les Allemands blitzent les corps d'armée commandés par le général Georges. Paris se fait lentement mais sûrement encercler. C'est l'hystérie dans la capitale. Le gouvernement part à Bordeaux, et laisse De Gaulle seul commander les armées de la France, qui n'ont pas dit leur dernier mot.



































Pendant ce temps, Churchill demande à l'Amiral Cunningham, commandant les escadres britanniques en Méditerranée, de prendre les mesures nécessaires afin de punir les Italiens de leur insolence. Une escadre, menée par le porte-avions Furious, trouve et endommage les courageux croiseurs Zara et Garibaldi, qui rentrent, blessés mais glorieux, à Trieste.














Devant la menace que fait régner l'Italie sur Alexandrie et le canal de Suez, l'Angleterre envoie en Méditerranée le XIVe corps embarqué sur le Queen Mary, escorté par le cuirassé Barham et les croiseurs Newcastle, London et Edinburgh, qui rejoignent les forces britanniques qui croisent déjà au large de l'Egypte. L'Italie ne s'en laisse pas compter et déclenche les hostilités. La bataille, confuse, se déroule mal pour les Britanniques. Les Italiens ont décidément la baraka en ce début de guerre ! L'escarmouche se conclue par l'endommagement des croiseurs Sussex et Liverpool. Une autre défaite pour la Navy !


L'amiral Cunningham



















D'autant que le reste de la flotte italienne sort de Trieste et se déploie en Méditerranée orientale.














Pendant ce temps, les troupes françaises au nord de Paris se font une nouvelle fois blitzer par les Panzerdivisionen. La campagne de France se transforme en fiasco et le mot est lâché : c'est la débâcle, irrésistible, qui fait se disloquer les divisions et mine le moral.





























Cependant, De Gaulle ne perd pas espoir. A son tour, la flotte française, qui veut en découdre, se déploie en Méditerranée orientale ! Mais la bataille tourne court et se solde par un désastre. La flotte italienne, commandée par l'amiral Campioni, surprend de nuit les porte-avions de la Royal Navy ! Le Glorious est envoyé par le fond par les 381 mm du Vittorio Veneto et le Courageous s'en sort de justesse... Quelques croiseurs légers italiens, le Diaz, le Bari et le Montecuccoli sont coulés. L'Amiral Nelson se retourne dans sa tombe, en dansant la danse de St Guy ! La Royal Navy est humiliée !














Le Vittorio Veneto ouvre le feu !













Le Glorious en flamme !











Mais la bataille se poursuit, malgré la volonté de l'amiral italien de se retirer et cette fois, c'est la flotte italienne qui est prise en défaut par la marine française. Le Barbiano, le Colleoni et le Guissano sont envoyés par le fond, alors que du côté français, le Galiçonnière est coulée et le Lorraine, le Glaive-Dupleix et le Bretagne sont gravement endommagés.


La flotte italienne cette fois se replit, ensanglantée mais fière ! Elle a tenu son rang face à ses adversaires sans faiblir.
Pendant ce temps, la Kriegsmarine brille nettement moins. Une escadre de U-Boot se fait couler sans avoir réussi à repérer les cargos alliés.
En France, De Gaulle, devant la gravité de la situation, suit les maximes de Joffre et contre-attaque ! Au sud de Paris, les Allemands goutent à leur tour à la Blitzkrieg. B1-Bis et Somua 39 mettent en déroute une des meilleurs formations de la Wehrmacht, appuyée par les Fallschirmjägers ! D'autres contre-attaques ont lieu, mais avec moins de panache. Les Britanniques, de leur côté, bombardent les mines près de Bruxelles avec succès.
Le mois de juin se conclut sur un échec pour la Wehrmacht. Le premier assaut sur Paris est repoussé avec détermination.

















Front asiatique

Pendant ce temps, loin de l'agitation européenne, la guerre continue entre la Chine et le Japon.
Les troupes de Yamamoto mettent en déroute un corps chinois, abandonné par les bandes des Seigneurs de la guerre de Kunming. Mais les troupes du Mikado connaissent leur premier échec. L'assaut mené sur la zone de montagne à l'Est de la capitale, Chung-King, échoue dans un bain de sang épouvantable. Est-ce le tournant de la guerre sur ce front, qui se stabilise durant les semaines suivantes. Les Soviétiques contienuent à ramener des hommes en Sibérie, et c'est bientôt 1 million de soldats qui font face aux 600 000 hommes de l'armée du Kwangtung. Les espions du Mikado rapportent les propos très belliqueux qui se tiennent à Moscou sur la faiblesse de l'armée nippone, Joukov se fait fort de refaire son exploit de Kalkinghol ! Cette fois-ci, les rapports sont clairs, Eremenko et Joukov sont là, appuyé par l'élite blindée et méchanisée de l'Armée Rouge. Cela ne peut signifier qu'un chose, l'attaque communiste est imminente ! Les stratèges de Tokyo sont inquiets, mais prêts à toute éventualité. Les ordres fusent afin de transférer en hâte vers la Mandchourie plusieurs corps d'infanterie. La Russie a été vaincue en 1905, L'URSS le sera en 1940 ! Longue vie à l'Empereur et Banzaï !






























Les pertes considérables du tour

dimanche 28 septembre 2008

Mars Avril 1940, la Belgique outragée et la chute de Kun-Ming !



Front européen

1er mars 1940, l'hiver touche déjà à sa fin, et la neige laisse la place à la pluie en Europe occidentale.















Les troupes du Troisième Reich, amassée à la frontière belge, passent à l'attaque ! Le Plan Jaune est mis en oeuvre et les PanzerDivisionen, sous une pluie battante, s'enfoncent en Belgique, appuyées par le parachutage réussi du IIème Fallchirmjäger Korps, qui doit gêner la progression des Français. Les Etats-Unis protestent face à cette nouvelle violation du droit international.






























C'est la blitzkrieg et bientôt, Liège et Bruxelles tombent ! Seule Anvers résiste encore et la Belgique espère. Ses puissants alliés vont-ils l'aider ?















La Grande-Bretagne ne peut faire autrement qu'aider un de ses plus anciens allié sur le continent et le 3 mars 1940, l'armée britannique pénètre en force en Belgique, sous le couvert d'escadrilles de Hurricanes. Le gant est relevé par l'Armée de sa gracieuse Majesté !















Des Mathilda 1 britanniques pénètrent en Belgique












Mais la Wehrmacht est un adversaire redoutable et la Luftwaffe se déchaîne. Hurricanes et Me-109 s'affrontent dans le ciel de Belgique alors que les Stukas, tels un banc de Piranhas affamés, plongent en piqué sur les corps britanniques. Les Hurricanes doivent s'avouer vaincus, leurs escadrilles sont détruites et Von Bock mène la Blitzkrieg ! Un corps d'infanterie motorisée britannique succombe sous le poids des Panzer. La campagne de Belgique prend une tournure désastreuse pour les Alliés !


























La France entre temps n'est pas restée inactive et la Chasse s'illustre une nouvelle fois ! Des escadrilles de D-510 mettent à mal les Me-110 de Goëring alors que les Potez 631 tentent en vain d'arrêter le flot de Do-17 ! Pour se racheter, le Maréchal du Reich envoie ses avions, à l'instar des Britanniques, attaquer le port de Liverpool, mais le fog fait avorter l'opération...

Le Potez 631








Pendant ce temps, Doenitz continue sa campagne sous-marine avec des résultats mitigés. Une meute de U-Boot voit plusieurs de ses bâtiments endommagés et doit retourner à Kiel, sans avoir trouvé les cargos britanniques.


Front asiatique















Yamamoto se fustige, il a perdu du temps en ne suivant pas de près la retraite chinois dans les montagne. L'Armée japonaise occupe enfin le 3 mars 1940 Kwei-Yang et Nanning, qui est mise à feu et à sang par la soldatesque nippone. La situation demeure critique sur le front sud et Tchang-Kaï-Chek fait une nouvelle fois reculer son corps de réservistes sur Kunming. La ville, qui est la dernière voie de communication avec les puissances occidentales, ne doit pas tomber !
















Yamamoto suit de près et réorganise une nouvelle fois ses troupes (utilisation de points d'offensive pour réorganiser le QG). Enfin, le 16 avril 1940, les troupes japonaises attaquent Kunming. La bataille se déroulant dans un environnement montagneux et hostile, est confuse et sanglante. Les Chinois se battent avec acharnement et courage. Les Japonais sont fauchés par centaines par quelques points de résistance dissimulés dans les montagnes. Néanmoins, après cette lutte acharnée, Kunming tombe mais à quel prix ! 2 divisions nippones et un corps de miliciens ont payé le prix fort. Les troupes des Seigneurs de guerre originaires de Kunming, en apprenant la nouvelle, font faux bond à l'armée chinoise, ce qui fragilise le front sud de Chung-King. La victoire est nippone ! La Chine se retrouve dorénavant seule, en tête à tête meurtrier avec l'Empire du Soleil Levant...


Banzaï !










Kunming est tombée !














L'Union Soviétique, constatant le désastre chinois, décide de masser des troupes en Sibérie. En quelques semaines, Soviétiques et Japonais font affluer des centaines de milliers de soldats dans cette partie du monde. Terauchi retrouve Joukov et chacun prépare ses plans. La tension est montée en pique et des patrouilles nippones et soviétiques s'affrontent régulièrement à la frontière délimitée par le fleuve Amour... La guerre est-elle sur le point d'éclater ?

L'Armée nippone veille en Mandchourie !











La tension monte à la frontière.

mardi 23 septembre 2008

La convention de la Doua de juin 2008

Comme tous les six mois, la convention consacrée aux jeux de stratégie s'est tenue à la Doua au cours du mois de juin 2008.
C'est quelque peu en retard que je vous propose les quelques photos que j'ai prises lors de cette manifestation organisée une nouvelle fois d'une main de maître par Fabrice Randeau.

Au programme, une partie de Warriors of God, très bon jeu convivial sur la Guerre de Cent Ans, dont j'ai pu faire une partie avec Bertrand :

Le début de partie, avant le grand massacre, les rois de France et d'Angleterre préparent leurs campagnes dans leur capitale respective




















Bertrand Ier, Roi d'Angleterre, est en pleine réflexion...
















Dans le nord de la France, la guerre fait rage !




















Après une partie disputée, et la disparition tragique de tous les princes de sang d'Angleterre, Charles V, tel Guillaume le Conquérant, débarque à Londres et, de façon inespérée, prends la ville ! La Guerre est finie et les deux couronnes sont réunifiées !




















Je cède ma place à Cyril, et Bertrand reprends les rennes du Royaume de France















La guerre est indécise. On remarque qu'un prince de Galles a fait allégeance à la France !




















La partie s'achève sans vainqueur, le Roi d'Angleterre doit repartir !




















Pendant ce temps, une partie de Devil's Cauldron se déroule dans toute sa majesté avec Domi et Fabrice comme commandants des troupes alliées et Didier1er et Stéphane pour l'Axe.















Les généraux alliés en pleine action.















Ce jeu est une véritable oeuvre d'art !















Les paras britanniques ont atteint le pont tant convoité !















Les paras US atteignent les faubourgs de Nimègues















Les troupes US se massent vers Nimègue, ça va saigner !















La table de.... tables sous l'égide d'une mallette de poker !
















Comme toujours, une partie d'OCS s'est mise en place avec Freyr, Stonewall, Viking et ArnaudDp, un scénario de Case Blue.































































































Pendant ce temps, Napoléon se bat à Marengo et évite de justesse la première défaite de sa carrière (Joma et Cyberboarder)






























GMT est présent aussi avec Monmouth Courthouse, une bataille de la Guerre d'Indépendance Américaine (Leader 6+1, Pedro et un autre participant).


















































Droopy, Patzkiller et Guernica s'affrontent dans le Golfe de Leyte, d'AP.






























Les Amiraux US se concertent















Le Japonais examine la situation.
















ça barde à Stalingrad entre Lionel et Cyril, avec Valor of the Guards, un module d'ASL.















































Une montagne de merveilles !



















Il y avait foule !










Et non, il n'y avait pas que des wargameurs bizarres et vieillissants ! La Relève est là !




















mardi 16 septembre 2008

Janvier-Février 1940 : l'Hiver s'installe enfin !

Janvier-février 1940

Front Européen

Mieux vaut tard que jamais, l'hiver s'installe enfin sur l'Europe ! Les flocons qui ont déjà commencés à tomber depuis deux semaines, redoublent, et l'Europe se couvre de son blanc linceul hivernal.

Le calme retombe sur le front de ce fait. Une attaque massive de la Luftwaffe tente de nouveau de bombarder le corps français en Allemagne mais en pure perte. La chasse française de nouveau se distingue. Les MS-406 se sacrifient en emportant avec eux les Me-109 du 35ème Jagdegeschwader ! C'est un nouveau revers pour Goëring, qui s'éclipse pour partir chasser en Prusse Orientale et se faire oublier du Führer... Pendant ce temps, les unités françaises finissent enfin par évacuer l'Allemagne, accueillies triomphalement par la population.

La Luftwaffe échoue encore !














La situation fin février 1940















Front Asiatique

Le sud de la Chine ne bénéficie pas malheureusement de la protection hivernale. Le temps est au beau fixe et Yamamoto se prépare à sa prochaine offensive. Devant lui se dressent les montagnes qui protègent les abords est de Kwei-Yang ; elles sont défendues par deux corps de cavalerie, fortement retranchés. Les cavaliers ont mis pied à terre et attendent l'attaque nippone, qu'ils savent inéluctable. De nouveau, les médiocres appareils japonais font des merveilles et les Kate désorganisent un des corps chinois. Il n'en faut pas plus pour que Yamamoto ne lance l'offensive ! Le succès est écrasant ! Les unités chinoises se font détruires en détail et ne peuvent rien pour stopper la marée impériale. Les montagnes sont occupées et la route à Kwei-Yang s'ouvre.


Pendant ce temps, les généraux Terauchi et Umezu ne veulent pas rester en retrait face au brillant Amiral. un corps chinois resté en retrait au nord ouest de Chang-Sha comptait sur la neige pour le protéger. N'écoutant que leur audace, les Japonais profitent que les lacs aient gelé pour faire converger leurs unités sur les pauvres Chinois. De violents combats s'engagent et finalement, après de rudes combats, un corps chinois et un nippon sont détruits.

Yamamoto et Umezu continuent leurs offensives avec succès !





















Devant cette menace, Tchang Kaï Chek préfère évacuer Kwei-Yang et Nanning, qu'il juge trop exposés, et par là même préserver ses troupes nationalistes qui se font rares. Le repli se fait en bon ordre, au nez et à la berbe des Nippons qui ne suivent pas de suite.


La situation fin février 1940

dimanche 14 septembre 2008

Un hiver de feu et de larmes.

1er novembre 1939, le Généralissime Gamelin, du château de Vincennes où il a installé son quartier-général, espère un hiver précoce qui protégerait les forces armées de la France engagées en Allemagne de la domination aérienne nazie. Il scrute le ciel sans nuage et désespère...


Novembre-Décembre 1939

Front Européen

Et pour cause ! Le temps se révèle exceptionnellement clément et l'Europe connait un début d'hiver le moins froid depuis 50 ans ! Hitler, qui se croit béni des Dieux, ordonne à Von Brauchitsch, qui dirige l'OKH, très réticente, de mettre en oeuvre la première partie de Fall Gelb, l'invasion de la Hollande ! Pour cela, ordonne le Führer, la Kriegsmarine devra débarquer des troupes directement sur Rotterdam, afin d'éviter toute résistance et de se saisir de la flotte néerlandaise [Note pour les connaisseurs, nous utilisons une règle maison interdisant aux divisions autres que celles de Marines d'effectuer des débarquements, ce qui veut dire que la présence d'un Amph est nécessaire pour cette attaque, faute de Marines]. Le Grossadmiral Raeder obéit la mort dans l'âme, conscient du risque pour sa précieuse flotte.
La main de Dieu et la chute de la Hollande...















La courageuse armée hollandaise ne peut rien contre les hordes nazies et le 11 novembre, le pays est entièrement occupé. C'est la consternation en France, d'autant que le corps d'armée engagé en Bavière ne parvient pas à s'extraire du bourbier allemand. Les Stukas sèment le chaos dans les lignes de communication françaises. La présence continue de troupes française sur son sol galvanise les efforts des ouvriers allemands, et une usine de production de pétrole synthétique est mise en construction.

Churchill, alors Premier Lord de l'Amirauté, fulmine. L'Allemagne défit ouvertement la suprématie anglaise maritime et l'Angleterre relève le gant ! La Home Fleet se déploie à toute vapeur dans la Mer du Nord. L'Amiral Forbes, qui la dirige, craint un autre Jutland, indécis, mais bientôt, les deux flottes s'affrontent. Les Anglais ont repéré la flotte allemande les premiers et à 12h54, en ce beau jour du 10 novembre 1939, le cuirassé HMS Hood ouvre le feu sur le Gneisenau. Les monstres d'acier échangent salves sur salves jusqu'à ce quà 14h36, le Gneisenau, mortellement blessé, explose ! La Kriegsmarine est en déroute et laisse dans les flots glacés de la Mer du Nord le cuirassé Gneisenau, le Croiseur lourd Blücher et les croiseurs légers Emden, Köln et Leipzig. Du côté, britannique, le Manchester est coulé par les obus perforants du Scharnhorst. L'Angleterre demeure invaincue sur les flots. Nelson peut dormir en paix...

L'épave du Gneisenau












La bataille navale la plus importante depuis le Jutland !














Non content de son succès, Forbes lance une semaine après les Swordfish de ses porte-avions contre le grand port de Kiel, dans lequel s'est réfugié la flotte allemande et ses précieux moyens amphibies. La Jagdeschwader 53, l'escadrille de chasse, se frotte à l'aviation embarquée de la Royal Navy ! Contre toute attente, les Gladiator de l'HMS Victory repoussent les Me-109 ! Les torpilles fusent par delà les filets de protection et les barges amphibies sont détruites ! La Royal Navy vient de prouver que les ports ne sont plus les sanctuaires d'antan ! De plus, la RAF passe à l'offensive. Le Prime Minister, Neville Chamberlain, ordonne le bombardement des usines de la Ruhr. Dans un effort concerté avec l'Armée de l'Air francaise, les bombardiers alliés pénètrent en Allemagne et déversent leur cargaison de mort sur la Ruhr mais aussi sur Hambourg. La précision des largages laisse cependant à désirer, et les dommages sont négligeables. Hitler est fou de rage et tanse Goëring pour les échecs répétés de la Luftwaffe. Par un beau jour de novembre, humilié et meurtri, le Grossadmiral Raeder, qui a été destitué par un Hitler vociférant qui l'accuse d'indigence, se donne la mort et est remplacé par Doenitz. Dorénavant, la priorité est donnée par les chantiers navals du Reich à l'arme sous-marine.













La Wehrmacht se masse aux frontières de la Belgique...















Pendant ce temps, les Italiens hésitent à s'engager du côté de l'Allemagne, d'autant que les Yougoslaves se sont massés à leur frontière Est. Des troupes sont acheminées en Libye. La guerre approche...
Les Soviétiques rapatrient le général Joukov et la chasse qui étaient jusqu'alors engagée en Sibérie. Les Japonais semblent en effet trop engagés en Chine pour songer à une offensive sur Vladivostok, et leur défense en Mandchourie semble assez solide pour exclure toute victoire rapide par l'Armée Rouge. Le Statu-Quo s'installe.

Front asiatique

Ce qui n'est pas le cas en Chine ! L'Empereur Hiro-Hito demande des succès et Yamamoto lance son groupe d'armée à l'attaque ! Matraqués par les bombes nippones des Kate et des Sonia, les Chinois se débandent et c'est bientôt la déroute ! Les troupes de l'Empire du Soleil en profitent pour s'enfoncer dans les terres en direction de Kwei Yang, qui est encore inaccessible, alors que les Nationalistes se replient dans les montagnes. Pendant ce temps, des troupes soutenues par des ingénieurs se massent autour de Chang-Sha au centre du pays, tandis qu'Umezu, constatant que le temps demeure propice, fait faire mouvement à son corps d'armée en direction de Chengchow, en vue d'attaquer, si le beau temps persiste, Si-An.

L'attaque de Yamamoto est un triomphe !














Et malheureusement pour Chang Kaï Chek, le temps reste au beau fixe. Le général Umezu s'empare de Chengchow, que ses troupes pillent avec une brutalité qui scandalise l'opinion américaine, et attaque Si-An. Grâce à ses directives avisées, les Nippons percent la ligne de défense chinoise, assommée par l'artillerie lourde impériale et Si-An tombe entre leurs mains !

Le Général Umezu rentre dans Si-An














Si-An est tombée !
Le Haut Commandement chinois est en plein désarroi, à tel point que les ordres envoyés pour reformer la ligne défensive et occuper la zone montagneuse au nord est de Chungking ne sont pas transmis par le service des transmissions. Du coup, Umezu avec audace envoie un corps d'infanterie seul en territoire ennemi. Certes, les capacités de contre-attaque chinoises sont réduites. La ligne de défense autour de Chungking n'est plus impénétrable ! Umezu obtient sur le champ son baton de Maréchal ! L'avenir s'annonce bien sombre pour la pauvre Chine martyre.

Le périmètre défensif de Chungking est en péril
Le 24 décembre 1939, un assaut initial japonais sur Chang-Sha voit la débacle une nouvelle fois des armées chinoises. La ville tombe et une fois encore, l'armée nippone choque l'Amérique par son comportement d'un autre âge. Une petite division chinoise qui ralentissait l'avancée impériale au sud-est de Si-An est submergée. La brêche est élargie et le Japon avance, irrésistible !L'opération Ichi-Go a réussi au-delà de toute espérance. La fin de cette Annus Horribilis est un soulagement pour les Chinois, qui voient néanmoins l'avenir avec appréhension. Conscient de la gravité de la situation, Roosevelt approuve l'envoi de ressources à la Chine via la route de la Birmanie qui vient d'être achevée, mais n'est-ce pas déjà trop peu et trop tard ?

Chang-Sha aux mains des Nippons















Les pertes du tour

vendredi 5 septembre 2008

La Guerre commence ! Septembre-Octobre 1939

Comme promis, voilà le compte-rendu de la partie de World in Flames commencée le mardi 2 septembre, soit presque exactement 69 ans après le début de cette colossale tragédie.

D'abord une rapide présentation des joueurs. Dans le camp des puissance de l'Axe, les méchants, Cyril dirige l'Allemagne, Cédric l'Italie et votre serviteur l'Empire du Soleil Levant et sa redoutable marine, la Nippon Kaigun.
De l'autre, les courageux Alliés, les gentils, avec Jérôme dirigeant le Royaume-Uni et ses multiples satellites, Alexandre pour les Soviétiques et les Français, et Christian pour les puissants Etats-Unis.

Après de rapides conciliabules afin d'établir une stratégie (quand même...), la guerre commence !













Septembre-Octobre 1939 :

Front Européen :

L'invasion de la Pologne par l'Allemagne commence ! Le Plan Weiss se déroule sans accroc. Face à une supériorité totale allemande, la courageuse armée polonaise plie. Varsovie capitule après de rudes combats, mais sans dommage pour la redoutable Wehrmacht.
La France, fidèle à ses engagements, mais aussi le Royaume-Uni, déclare la guerre à l'Allemagne et lance une offensive surprise de grande ampleur à partir du sud de l'Alsace. Le corps de réservistes allemands fuit en désordre et l'impossible arrive, l'armée française pénètre en force en Allemagne ! C'est la consternation à Berlin qui appelle à une mobilisation générale du pays et de ses industries, pendant que Hiro Hito observe de loin la situation d'un air dubitatif... Les Alliés ont une idée en tête, c'est certain, mais laquelle ? A Paris et à Londres, des foules en liesse brûlent les drapeaux allemands et demandent la capitulation de Berlin avant Noël.


Pendant ce temps, le Royaume-Uni, appelé Commonwealth et désigné ci-après CW, ne reste pas inactif. Le général Gort débarque avec le BEF afin d'aider la France qui a dû dégarnir sa frontière avec la Belgique afin de mener son offensive. Mais le BEF veille et ne laissera rien passer !
Les sous-marins britanniques pénètrent en mer Baltique et chassent avec succès les cargos allemands ramenant le précieux minerai norvégien aux voraces industries du Reich. C'est un nouveau coup dur pour celui-ci et Berlin se demande si sa déclaration de guerre n'a pas été précipitée...
Les combats font rage sur le front français et la Luftwaffe attaque les unités françaises qui ont profondément pénétré en Allemagne. Me-109 et MS-406 s'affrontent dans un ballet mortel dans les cieux de la Bavière. Chaque camp perd des avions, la chasse française n'est plus pour l'heur, mais elle s'est battue avec courage et détermination. Un corps français, miné par les attaques des Stukas, est immobilisé.
C'est alors que le plan allié devient clair à l'Empereur Nippon. Son ambassadeur à Belgrade l'a prévenu, le gouvernement yougoslave, impressionné par la combativité française et sa certitude que l'Allemagne ne pourra tenir longtemps face à la première armée du monde, va s'allier avec la France et rentrer en guerre contre le Reich ! L'armée yougoslave mobilise et pénètre en Autriche ! Vienne est menacée.
La démonstration de force de la France ayant atteint son objectif, l'armée reflue afin de défendre le "pré carré" des envahisseurs fascistes.
L'Allemagne, dépitée, poursuit néanmoins son offensive et lance la phase 1 du plan Weserübung et envahit sans coup férir le Danemark, tout en déployant ses U-Boots contre la marine marchande britannique, avec des résultats mitigés. Une escadre de UB est éliminée, mais quelques cargos britanniques sont envoyés par le fonds. Pendant ce temps, les Etats-Unis observent avec distance l'agitation européenne et décident... de fournir des avions aux Chinois !

Front asiatique :

Car en effet, la guerre est chaude en Asie.













La Chine doit faire face à l'Empire Nippon qui a déployé de puissantes forces sur son territoire. Le Japon lance l'opération Ichi-Go afin de capturer les ressources chinoises. Au nord, le général Umezu chasse des montagnes un corps communiste chinois avec succès. Il menace un instant Mao lui-même, qui reçoit rapidement des renforts. Au sud, Yamamoto prépare sa grande offensive. A partir de Canton, le Japon rassemble plus de 350 000 soldats afin d'éliminer un corps d'armée chinois voisin. Malheureusement, la mauvaise coordination des troupes, un terrain difficile et la malchance font avorter l'opération sans perte ni d'un côté, ni de l'autre. Mais le message est clair, la Chine doit se préparer à un assaut massif !

Le Monde en Flamme !


World in Flames (WiF) est un wargame que l'on peut qualifier de fleuve ou de "monstrueux", dans le sens que tout dans ce jeu est disproportionné. D'abord, bien sûr, son sujet est colossal. Il ne vise pas moins qu'à simuler toute la Seconde Guerre Mondiale, sur tous les fronts, à l'échelle du corps d'infanterie (soit 2 à 4 divisions ou une cinquantaine de milliers d'hommes). Cela donne bien sûr un nombre de pions considérable. Pour le jeu de base, il faut compter 1 400 pions. A cela s'ajoutent les pions des extensions permettant de couvrir plus en détail l'aspect aérien (600 pions), naval (1 000 pions) etc.

Si l'on veut jouer avec toutes les extensions possibles, cela donne un total de 3 600 pions !

Et quels pions ! Ils sont magnifiques, avec de belles silhouettes d'avions ou de navires de guerre. Ce jeu est une merveille graphique.

WiF est aussi monstrueux de par la longueur d'une partie. Chaque tour fait 2 mois de temps réels, ce qui fait 36 tours pour la guerre. A raison de 2 à 3 heures de jeu par tour (selon la saison, on fait plus de choses en été, et la rapidité des joueurs), cela fait plus d'une centaine d'heures pour parachever la partie ! D'autant que l'aire de jeu est importante ausi, il faut 2,40 m pour étaler les 4 cartes.

Ce jeu de tous les excès est néanmoins un chef-d'oeuvre, et l'un des premiers wargames que j'ai découvert il y a une vingtaine d'années. Après un hiatus de 6 ou 7 ans, notre petit groupe de joueurs vient de mettre en marche une partie dont je vais essayer de vous raconter le déroulement au cours des prochains mois.

lundi 1 septembre 2008

Le bon Docteur House


Je m'aperçois que je ne vous ai pas parlé d'une de mes grandes passions de ces dernières années, je veux parler de la série Dr House.

Pour les extra-terrestres vénusiens ignorant de quoi il s'agit, cette série suit les aventures médicales du Dr House et de son équipe, face à des cas toujours ardus et extraordinaires, au sens propre du terme. Ainsi, House diagnostique des cas de peste, de lèpre et bien souvent, un redoutable Lupus etc...

L'intérêt de la série est surtout engendré par la personnalité complexe et géniale de Gregory House, tout à la fois insupportable de suffisance, mais souvent à juste titre, cynique, revenu de tout et dur envers ses proches. Cela ne vous rappelle rien ?

Je vous donne un indice, l'adresse de House est le 221B et le brave docteur est un drogué. Et oui, comme Sherlock !

Et voilà une autre raison de mon intérêt pour cette série. J'apprécie énormément les aventures de Sherlock Holmes et de fait, la structure narrative d'un épisode de House suit le même schéma que son illustre prédécesseur. House triomphe grâce à son sens de la déduction et à son génie.

Je ne peux que vous conseiller de découvrir cette série brillante, qui en ai déjà à sa 4ème saison aux USA.

dimanche 31 août 2008

Athènes et Sparte, les frères ennemis

Je suis en train de lire un ouvrage très intéressant sur la Guerre du Péloponnèse, écrit par Victor Davis Hanson, un historien réputé, spécialiste de la guerre à l'époque grecque, à la réputation sulphureuse. Accusé par beaucoup d'être un infâme réactionnaire, il livre quoi qu'il en soit une vision très pragmatique de ce conflit qui s'est livré de 431 à 404 avant JC. Son approche est plutôt thématique, ce qui évite l'écueil souvent rencontré de se perdre dans un récit touffu dans lequel les dates s'embrouillent.

Mais ce qui fascine dans ce récit, c'est l'aspect très moderne de cette guerre, et les enseignements dont on peut en tirer. D'un côté, Athènes, une superpuissance maritime et économique, dont le modèle culturel démocratique attire, écrase et finalement provoque la haine de ses voisins (ça ne vous rappelle rien ?). De l'autre, Sparte, dont la société rigide et oligarchique est à l'opposé de celle de sa brillante voisine. Une guerre complètement assymétrique se déroule alors, marqué par l'incapacité de chacun des camps à vaincre son adversaire. La flotte athénienne et l'armée terrestre spartiate se neutralisent, sans pouvoir s'affronter.


Ce qui est aussi instructif est que la frustration qu'a engendré cette situation a conduit les deux camps à mener une guerre terrible contre les civils adverses et les prisonniers, faite de massacres, de coups de main et de villes rasées.

C'est le modèle occidental de la guerre qui se retourne contre ses créateurs et la Guerre du Péloponnèse est en cela annonciatrice des grandes guerres mondiales.

Un ouvrage donc que je vous recommande, ainsi que son excellent "Le modèle Occidental de la Guerre", un ouvrage fondateur.
Cela m'a aussi incité à ressortir le wargames consacré à ce conflit, publié par Clash Of Arms, Epic of the Peloponnesian War.

samedi 30 août 2008

Le retour ou la reprise des hostilités !

Après une longue trève estivale et un déménagement digne des 12 travaux d'Hercule, les affaires reprennent, et je ne vous parlerai pas du film d'Andreï Zviaguintsev qui doit probablement être remarquable mais dont je ne sais rien...

Il est temps de faire le point sur plusieurs projets figurinistes :

La peinture d'une armée tyranide en 6mm.

La peinture et la vente sur E-bay d'une section de 5 chars KV-1 (c'est d'ailleurs la première fois que je vais m'y essayer, mais bon, on verra bien !)

Une armée de Sumériens 10mm

Finir mon armée du Chaos en 6mm Warmaster et refaire mon armée de Morts-Vivants que j'avais peinte il y a 10 ans.

Une armée de Sudistes 15mm AB de toute beauté. Pour l'instant, je n'en ai fait que deux socles...

Bref, les projets, ça ne manque pas, heureusement pour les vendeurs de figurines...

mercredi 7 mai 2008

Honor Harrington : la victoire au bout de l'ennui ?

Je suis en effet en train de lire le dernier opus des aventures d'Honor Harrington, At all cost.
Pour ceux qui ne connaissent pas cette héroïne inventée par David Weber, Honor est un officier de la marine spatiale de la planète Manticore, une sorte d'Angleterre du 40ème millénaire, et dont on suit toute la carrière au cours de la guerre impitoyable qui oppose son monde avec la République de Haven, en résumé la France de l'époque de la Révolution et de l'Empire.

Cette série est intéressante à plus d'un titre. D'une part, c'est de la bonne SF militaire. Très bonne même, voire excellente. L'action est omniprésente et les batailles spatiales sont très bien racontées, avec moult détails techniques qui font "vrais".

Ensuite, et c'est sans doute ce que j'apprécie le plus dans cette série, c'est que le conflit dure. Finies les guerres de 6 mois dont les auteurs de SF et d'Heroic Fantasy sont si friands !
Avec Honor, la guerre s'installe dans le temps, ce qui la rend "réaliste". Succès et revers se succèdent pour les deux protagonistes. Les deux régimes changent de gouvernements régulièrement. Ainsi, Haven voit son "ancien régime" renversé lors d'une sanglante révolution qui voit la prise du pouvoir par ... Rob S. Pierre ! C'est une vision, si ce n'est un poil caricatural mais en tout cas historique du récit qui est intéressante. L'inspiration de Weber est claire, et penche vers Heinlein et Horatio Hornblower, un personnage romanesque créé par C. S. Forester, lui aussi confronté à la marine française durant les guerres napoléoniennes. D'ailleurs, Honor tient beaucoup de l'amiral Nelson...

Cela dit, At all cost m'agaçe. Peut-être est-ce l'usure du temps, ce dernier opus étant déjà le 10ème de la série. Weber se perd dans un verbiage qui n'en finit pas. Tout le monde est merveilleux. Les "bons" sont intègres et honnêtes, même s'ils doivent avoir le courage de prendre des décisions difficiles. Les "méchants" sont machiavéliques et retors, comme il se doit. Et surtout, tout le monde aime Honor ! A tel point que cela en est exaspérant ! Mais ce n'est pas étonnant, elle est en effet tellement parfaite ! Trop parfaite...

Alors, At all cost demeure divertissant, et les batailles sont toujours aussi bien décrites et réservent leur moment de frisson, mais le reste est globalement une perte de temps, qui aurait dû être mené par l'auteur de façon plus spartiate et efficace.

Ne vous méprenez pas, les premiers opus sont remarquables et méritent le détour dans le genre SF militaire, mais le succès de la série est manifestement monté à la tête de Weber, et je pense qu'il est temps qu'Honor prenne une retraite bien méritée...

mardi 22 avril 2008

Elles sont arrivées !

C'est avec un certain soulagement que j'ai acheté les récentes extensions pour Warhammer et Warhammer 40k. En effet, viennent de sortir dans un bel ensemble trois extensions fort attendues, dont la date de sortie était incertaine pour cause de changement de propriétaire (voir les article précédents) :
The Thousand thrones, une grosse campagne pour WRPG, et deux bouquins pour Dark Heresy, The Inquisitor's Handbook et Purge the Unclean, une série de scénarios.

J'ai lu le Handbook et il est aussi intéressant et bien fait que le manuel de base. Au programme, d'autres mondes d'origine pour les personnages, des possibilités de variation dans les carrières, du matériel et des armes spécifiques à chaque type de monde, un article sur la religion dans W40k (vaste programme...) et sur la vie quotidienne des acolytes.

Que du bon, donc, à découvrir d'urgence dans la langue de Shakespeare.

dimanche 20 avril 2008

A vos rangs, fixe !

1960 nous réserve un prix Hugo bien martial et viril en la victoire d'Etoiles, garde-à-vous ! du très contreversé Robert Heinlein, plus connu à notre époque anglicisante sous le nom de Starship Trooper.

En effet, celui-ci nous livre une tranche de vie d’un fantassin du futur, Juan Rico, engagé volontaire dans la guerre contre les Arachnides. De son engagement à ses combats en armure futuriste, en passant par son entraînement intensif, le lecteur accompagne Rico lors de son parcours initiatique dans l'armée.

Difficile d'avoir un avis tranché sur ce livre. D'un côté, nous avons un très bon livre, extrêmement divertissant, destiné initialement aux adolescents. De l'autre, une morale un peu trouble, vaguement réactionnaire mais en fait sans véritable contenu. De par ce fait, ce livre a souvent été rejeté sommairement par les critiques français. Mais Heinlein ne peut être si rapidement jugé, il l'a montré avec d'autres ouvrages tels que "En terre étrangère". Au final, il faut lire "Etoiles, garde-à-vous" tel qu'Heinlein l'a écrit, un livre d'évasion sans prétention. Dans cette optique, on passe un très bon moment.


J'ai revu il y a peu l'adaptation cinématographique faite par Verhoven et il s'agit décidément d'un très bon film satyrique et corrosif, à prendre au 10ème degré. Cette aventure de Barbie et Ken au pays des monstres doit se faire retourner Heinlein dans sa tombe...

dimanche 23 mars 2008

Le Sumo sur Eurosport, c'est fini !

Une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seule, j'ai appris il y a peu qu'Eurosport cessait de diffuser le Sumo.

C'est bien triste, d'autant que le Sumo était diffusé sur Eurosport, bon an mal an, depuis très longtemps. Il semble que la chaîne n'ait pas réussi à obtenir le renouvellement des droits auprès de la TV nippone, pour 2008 en tout cas.

Espérons que Marc Mingola, le sympathique commentateur maison, saura faire pression sur qui de droit pour que le Sumo revienne en 2009 sur les écrans français.

En attendant, la solution est de regarder les tournois en streaming (difficile quand on travaille...) ou de faire un tour sur les forums d'infosumo.net !

2001 en deuil


Et oui, c'est une mauvaise série mais j'ai le regret de vous annoncer (pour ceux qui l'ignorent encore) qu'Arthur C. Clarke est mort au Sri Lanka où il s'était installé depuis quelques dizaines d'années.

Ce n'est plus un blog, c'est une rubrique mortuaire, me direz-vous mais Clarke était bien une figure majeure de la constellation SF, un pape de la Hard Science, c'est-à-dire d'une certaine forme de SF qui se veut proche de la science, quitte à donner des explications parfois tirées par les cheveux. Il était d'ailleurs un scientifique reconnu, père en 1945 du concept du satellite géostationnaire, dont l'orbite porte son nom. Un visionnaire donc.

Si on le connait surtout pour sa série de l'Odyssée de l'espace (2001, 2010, et deux autres, qui n'auront pas en vérité marqué les annales), Arthur C. Clarke a été un auteur très prolifique. Rama, Base Vénus et autres Fontaine du Paradis, qui a gagné le prix Hugo, Clarke aura fait preuve tout au long de sa vie d'une grande créativité.





mercredi 5 mars 2008

Gary Gygax est mort !

C'est avec une certaine tristesse que je vous annonce la mort de Gary Gygax, à l'âge de 69 ans.

Pourquoi cette mélancolie ? Et bien c'est parce que Gygax est le créateur de Donjons et Dragons, l'un des premiers jeux de rôle à avoir vu le jour, jdr qui sont parmi mes hobbies préférés.

Je me souviendrai toujours de la découverte de cette curieuse boite rouge renfermant les livrets de Donjons et Dragons quand j'avais 8 ans, comme si un nouveau monde s'ouvrait à moi, avec ses héros, ses monstres, ses souterrains, ses passages secrets et avec comme seule borne mon imagination... 25 ans plus tard, je pratique toujours le jeu de rôle avec bonheur.


Ce créateur visionnaire nous laisse donc un héritage ludique unique et son souvenir demeurera longtemps dans les mémoires.




Resquiescat in pacem, Gary...

lundi 25 février 2008

Fantasy Flight Games et Games Workshop main dans la main !

Grande nouvelle !

Les jeux de rôle situés dans le monde de Warhammer et de Warhammer 40.000 échappent à leur disparition programmée par Games Workshop (voir l'article ci-desssous sur Dark Heresy, le jdr Warhammer 40.000).

En effet, GW a conclu un accord avec Fantasy Flight Games, société américaine qui produit ses jeux de façon fantastique, avec un matériel somptueux, tel Games of Throne, Twilight Imperium ou Starcraft le jeu de plateau.
Je vous mets le lien vers le communiqué en anglais :


L'accord stipule que FFG obtient l'exclusivité en ce qui concerne la publication de jeux de plateau, de jeux de carte à collectionner et de jeux de rôle basés sur le monde de W. et de W.40.000.

Cela permet donc à FFG de publier de nouvelles versions de vieux jeux GW depuis longtemps épuisés, ce que FFG avait déjà commencer à faire brillamment avec Fury of Dracula, Warrior Knight et Arkham Horror.

C'est donc une excellente nouvelle pour les fans, dont je fais partie ! Dark Heresy est sauvé d'une mort prématurée, qui plus est par une société réputée pour la qualité de ses productions.

Une histoire qui finit bien, pour une fois...

jeudi 21 février 2008

1959, le Prix Hugo revient à James Blish...

... pour "Un cas de conscience", un livre remarquable que je vous recommance chaudement.

Le petit synopsis pour commencer :

Pour le père jésuite Ruiz-Sanchez, envoyé avec trois collègues scientifiques afin d'évaluer cette planète nouvellement découverte, Lithia, il ne fait aucun doute qu'il a découvert l'Eden. Le monde est paradisiaque, les habitants, des lézards humanoïdes mesurant près de trois mètres cinquante de haut, se comportent tels Adam et Eve. Tout est parfait sur cette planète, trop même au goût de Ruiz-Sanchez. Une telle perfection ne peut qu'être l'oeuvre du Malin afin de tenter les humains et de démontrer une fois pour toute que Dieu est inutile.

Et ce que j'en ai pensé, de façon tout à fait subjective, comme il se doit...

Un cas de conscience est un livre toute en finesse. Les interrogations religieuses et dogmatiques sont intelligemment amenées et passionnantes. L'utilisation du thème religieux en fait un ouvrage d'exception, même pour les athées, intellectuellement très attirant. Autre point fort, la description du système social et politique de la Terre après une terrible course aux abris anti-atomiques. L'humanité s'est enterrée sous des milliards de tonnes de béton, oubliant qu'il était possible de vivre normalement en surface. Malgré l'absence de guerre nucléaire, la pesanteur sociale empêche un retour à la surface. Mais la population en souffre et des dizaines de millions d'individus souffrent de troubles mentaux graves, mettant en péril l'existence même de la civilisation.

Un ouvrage brillant qui gagne à être lu !

mardi 19 février 2008

Edouard Detaille, un maître de la peinture militaire

Comme vous avez pu vous en apercevoir en parcourant ce blog, j'apprécie l'histoire militaire que cela soit sous sa forme ludique ou plus académique, mais aussi iconographique. Plusieurs peintres français du 19ème siècles ont ainsi atteint une perfection dans la représentation picturale de grands événements militaires qui ont bouleversé l'Histoire. Ces Meissonier, Detaille et autre Alphonde de Neuville, ces peintres "pompiers" longtemps contemplés avec mépris par les critiques, dédaignant leur ultra-réalisme, sont aujourd'hui réhabilités et reconnus à leur juste place, c'est-à-dire celle d'artistes à part entière, passionnés et érudits.

C'est dans ce contexte que je voulais vous signaler la sortie d'un magnifique ouvrage consacré à Edouard Detaille, coédité par le Ministère de la Défense et Bernard Giovanangeli Editeur, et sous titré "un siècle de gloire militaire", écrit par François Robichon.

Les illustrations sont splendides et l'auteur retrace la vie de Detaille et son influence naturaliste considérable en France durant la dernière partie du XIXème siècle, à une époque pourtant où l'impressionnisme triomphe.

lundi 18 février 2008

Mes figurines sont à la Une !

Et oui, et j'en suis très fier !

En effet, la couverture du supplément Front Est du jeu Blitzkrieg, inventé par Hervé Caille, membre éminent du club lyonnais Achille, association figuriniste et ludique dont je fais partie, est illustrée par des photos de mes figurines !

Je remercie donc Hervé qui a eu la gentillesse de penser à moi pour son supplément et je vous mets en lien son site très complet consacré à son système de jeu :


Je ne saurais trop vous recommander de jeter un coup d'oeil à cette règle très bien faite et je tire mon chapeau à Hervé qui a réussi quasiment seul (je ne parle pas des tests mais de la réalisation de la maquette de la règle) à obtenir un résultat professionnel bluffant !


mardi 5 février 2008

Une sombre hérésie...

ça y est, joie indicible, il est sorti !

Enfin, il était temps, pourrait-on dire, depuis le temps qu'on l'attendait, le bougre !

Mais de quel enfant prodigue est-on en train de parler ?

Il s'agit de Dark Heresy, qui n'est ni plus ni moins qu'une adaptation jeu de rôlistique de l'univers très riche et très sombre de Warhammer 40000, que j'ai découvert en 1987 (vingt ans déjà...) en achetant Rogue Trader.

Et oui, Warhammer 40k n'est pas qu'un jeu de figurines pour ados pré-pubères, c'est aussi un univers de science-fiction plutôt gothique, techno-médiéval et désespéré, dans un lointain futur dévoré par des conflits divers et variés.
Résumer cet univers en quelques lignes est une gageure que je ne relèverai pas ce soir, mais en version courte, ce jeu de rôle permet d'incarner un groupe d'"Acolytes", c'est-à-dire d'aides à l'Inquisition, puissante organisation de l'Empire visant à contre-carrer les plans des menaces intérieures et extèrieures, que cela soit les Xenos (les autres races extra-terrestres), les hérétiques adorateurs de démons ou que sais-je encore comme horreur. Ce contexte assez spécifique permet quand même de jouer des scénarios très variés, avec un contexte d'enquête intéressant.

Mais le plus intriguant dans Dark Heresy, c'est que la Black Industry, le bras jeu de rôle de Games Workshop, la société qui exploite le monde de Warhammer 40k, a annoncé en sortant ce produit qu'elle arrêterait son activité en septembre 2008, alors que Dark Heresy se vend comme des petits pains et que l'autre produit phare, Warhammer, un jeu de rôle médiéval-fantastique, marche du feu de dieu lui aussi !

Une décision donc incompréhensible, sauf si l'on s'intéresse un peu à la situation globale de GW et que l'on se rend compte que cete société ne va pas très bien en ce moment et qu'elle cherche à faire des économies dans sa structure ! Bye bye donc Black Industry, une décision quand même difficile à justifier, surtout pour les fans !

Enfin, espérons que ce jeu de rôle, qui au passage, est un superbe ouvrage, magnifiquement illustré et très bien écrit, sera repris par une autre société et qu'il ne faudra pas attendre 20 ans avant de voir une nouvelle édition !

dimanche 27 janvier 2008

Le Sumo pour les nuls, 1ère partie

Je commence cette rubrique pour vous faire découvrir et un peu mieux comprendre cet art martial bien méconnu en France et qui gagne pourtant à être connu !

Les origines du Sumo

Le sumo plonge ses racines dans les mythes nippons. Le Kojiki, littéralement la Chronique des faits anciens, l'un des plus anciens ouvrages écrits en japonais, offert à l'empereur en 712, relate entre autre la lutte entre deux dieux et la victoire de Takemikuzuchi contre Takeminakata, et la fondation de la famille impériale.

Le sumo est une reconstitution de ces combats divins, et l'on comprend un peu mieux l'importance à la fois religieuse voire mystique qu'ils revêtent, et le statut accordé aux grands champions.
Cela fait maintenant près de 1 500 ans que ces combats de sumo se sont généralisés, avec d'abord un office religieux.

Au fil des siècles, et de son introduction à la Cour impériale, le sumo se structure et se dote de règles de plus en plus précises.
Il faut attendre le Shogunat de Tokugawa, au début du 17ème siècle, pour que des groupes de rikishi (les lutteurs) professionnels se forment et que le sumo deviennent enfin un sport alliant à la fois un rôle mystique mais aussi de divertissement, et enfin le sport national nippon.

je vous mets le lien vers wikipédia, qui propose un article assez complet sur le sumo :

mercredi 16 janvier 2008

1958 : Fritz Leiber remporte la mise avec le Grand jeu du temps

On passe rapidement 1957, pour cause de non attribution du fameux prix, et nous arrivons à 1958.

Cette année-là, Fritz Leiber est récompensé pour son roman Le grand jeu du temps, qui met en scène la guerre impitoyable que se livrent deux factions mystérieuses, les Serpents et les Araignées, à travers le temps.

Tout les moyens leur sont bons et ils n'hésitent pas une seconde à user (et abuser) de leur capacité à remonter dans le temps afin de modifier l'histoire de notre planète selon leurs besoins : les Nazis ont gagné la guerre, Rome s'est faite écrasée avant même d'avoir atteint son apogée... Mais ces clans ont besoin d'agents de terrain et ressuscitent des hommes et des femmes de toutes les époques afin de les utiliser. L'histoire se déroule dans une station située hors du temps dans laquelle viennent se reposer les soldats du temps. Mais ce qui devait être une fête pour ces individus égarés dans le temps et dans l'espace ce transforme très vite en cauchemar.
Ce que j'en ai pensé :

Rares sont les prix Hugo qui m'ont déçu, et Le grand jeu du temps fait partie de ceux-là, malheureusement.

Si le postulat de départ est intriguant voire passionnant, une guerre livrée sur tous les fronts et à toutes les époques, le résultat est décevant. Le cadre dans lequel se déroule l'histoire, ce cube flottant dans un "non-espace", à la frontière de l'espace et du temps, est dur à appréhender. On a donc du mal à plonger dans l'histoire et à s'identifier aux personnages. L'histoire en elle-même n'est pas passionnante et la conclusion tombe à plat. Je ne peux vous le recommander donc...

Je préfère du même auteur sa saga d'heroic fantasy très connue, le cycle des épées, qui met en scène lors de courtes nouvelles attrayantes des personnages hors du commun et assez sympathiques, le Souricier Gris et Fafhrd le Géant.

mercredi 9 janvier 2008

Le KV1, un monstre d'acier

Continuons dans la série des chars lourds soviétiques et intéressons-nous au char Kliment Voroshilov 1, plus connu sous le nom de KV1. Voroshilov était lors de la conception du char un bien médiocre Commissaire du Peuple à la Défense, mais protégé par le psychopathe suprême, le Petit Père des Peuples.

Quoi qu'il en soit, la série des T35 avait démontré avec éclat l'impasse évolutionniste que représentait le char lourd à tourelles multiples (voir l'article ci-dessous).

Fort de cette expérience, les ingénieurs soviétiques créèrent en 1940 une nouvelle génération de chars lourds qui, par bien des aspects, était révolutionnaire.

En effet, le KV1 est un véritable monstre, pesant plus de 46 tonnes, protégé par une épaisse carapace dépassant par endroit les 77 mm d'acier, et armé d'un canon de 76.2 mm.

Certes, la bête n'est pas rapide (35 km/h dans de bonnes conditions), et elle a tendance à s'embourber facilement, mais elle est redoutable de par la faiblesse de ses adversaires d'alors.

Lors de l'invasion allemande de 1941, le KV1 est une très mauvaise surprise pour les armées du Reich. Aucun canon antichar de l'époque n'est capable de percer son blindage de face, à l'exception du redoutable 88. Il était d'ailleurs de coutume que les KV1 écrasent de leurs chenilles les canons AC repérés ! Quant aux chars allemands, ce n'est guère mieux. Les Mark III et IV n'ont pas l'armement nécessaire pour affronter le monstre de face. Qu'à cela ne tienne ! Le meilleur entraînement des équipages allemands et leur manoeuvrabilité leur permettent de prendre les KV de flanc et de les détruire là où le blindage est plus fin. De même, bien souvent, la panne mécanique donne le coup de grâce au colosse. Près de 80 % des KV1A (la première génération) sont mis hors de combat par des pannes diverses. L'ergonomie intérieure est aussi terrible, mais c'est une constante chez les Soviétiques.

La conduite du char était aussi pénible, et les changements de vitesse se faisait au marteau...
Tout un programme !

On le voit, le KV1 n'était donc pas la panacée universelle, mais il était néanmoins un adversaire redoutable pour les Nazis. Char de rupture, il est le véritable précurseur du Tigre et autre Panther, qui ont été conçus en réponse à cette nouvelle menace soviétique (sans oublier le T34). Le KV1 est bien une véritable révolution dans la conception des chars de combat , une réalisation exceptionnelle et une véritable réussite de l'industrie de guerre soviétique.

mercredi 2 janvier 2008

La couleur du Vieux Barbu

C'est la saison et je laisse exceptionnellement le domaine ludique pour un instant ! Un vieux barbu habillé de rouge fait sa loi et provoque l'hystérie collective dans les magasins.

Mais n'êtes vous pas intrigué par la ressemblance du costume du Père Noël et le design d'une certaine marque de boisson gazeuse très connue, Coca Cola pour ne pas la nommer.

Et pour cause ! C'est en 1931 que le dessinateur Sundblom, alors qu'il créait la dernière pub pour Coca, dessina le Père Noël sous la forme que nous lui connaissons actuellement.

Comme quoi, le Père Noël est un VRP de Coca ! Etonnant, non ?

vendredi 28 décembre 2007

1956, l'année de Robert Heinlein

Continuons sur la lancée des prix Hugo, il en reste pas mal à voir !
Et donc, en 1956 est primé "Double Etoile", oeuvre d'un écrivain méconnu en France, mais très réputé aux Etats-Unis, je veux parler d'Heinlein. Sa réputation est sulfureuse dans notre pays où il est soupçonné d'être un "crypto-fasciste" et il est vrai qu'en lisant "Etoile, garde-à-vous !" (plus connu sous le nom de "Starship Trooper"), on peut se poser des questions. Mais Heinlein est bien plus complexe que cela et n'est pas qu'un affreux réactionnaire, comme nous aurons l'occasion de le voir par le biais de ses oeuvres récompensées (pas moins de 4 prix Hugo !).

Le synopsis traditionnel :
Les mésaventures de Lorenzo l’acteur devant remplacer John Joseph Bonforte, l’homme le plus puissant du système solaire, victime de la vindicte de ses ennemis. Mais ce qui ne semblait qu'un jeu pour Lorenzo devient très vite un parcours d'obstacles et l’artiste insouciant comprendra que les idéaux valent parfois de biens lourds sacrifices.

Ce que j'en ai pensé (inévitablement ;-) :
Si on doit comparé cet ouvrage avec les deux premiers prix Hugo, on constate que la réflexion sur la société et l'homme cède la place à l'action et au dépaysement. Il ne faut pas chercher dans Double étoile une philosophie élaborée, mais plutôt l'évasion pure et simple. L'action est dense, on passe de la Terre à la Lune, puis sur Mars en quelques pages, alors que le héros est poursuivi par de mystérieux martiens, croisement entre des arbres et des méduses. Un message est quand même présent, il est profondément humaniste. John Joseph Bonforte, un véritable Churchill du futur et son remplaçant Lorenzo sont porteurs d'une doctrine certes brouillonne mais généreuse et universelle.
En conclusion, un livre durant lequel on ne s'ennuie pas une seconde mais à mon goût un cran en dessous de ses deux prédécesseurs.

dimanche 16 décembre 2007

Le triomphe du Chaos !

Il ne s'agit pas du dernier opus de Games Workshop, sur le triomphe du Mal, mais bien de la traduction française du titre d'un Wargame - Triumph of Chaos donc, ToC pour les intimes - sur un sujet à la fois riche et original, la Guerre Civile russe.

En effet, les Russes, non content d'avoir payé au prix fort l'impôt du sang durant la 1ère Guerre, ont continué à s'entretuer lors de la Guerre Civile qui a déchiré le pays de 1918 à 1921.

Blancs contre Rouges, Bolcheviques contre Menchéviques, en résumé, Communistes léninistes contre tous les autres... Car si une guerre fut complexe, il s'agit bien de celle là ! Et cette complexité est fort bien retranscrite (trop même !?!) dans ToC.

Mais commencons par le commencement...

Vous avez peut-être lu l'article du jeu Paths of Glory ? Et bien, ToC utilise le même système de jeu, à peu de chose prêt. Au voleur ??? Et bien non. Dans le petit monde du wargame, tout le monde se connait et l'on se prête bien volontiers son système si un autre vous le demande poliment, ce qui fut le cas de David Dockter, qui obtint de Ted Raicer l'autorisation d'utiliser le système de PoG.

Je ne reprendrai donc pas le système de base, tout y est...
Les différences en revanche sont quand même nombreuses.

La phase politique.

A chaque tour, jusqu'en milieu de partie, une phase politique s'ajoute au tour normal. C'est assez compliqué. En résumé, on parie des cartes de sa main pour jouer des cartes politiques bolchéviques, blanches et neutres, qui vont avoir des effets sur les nombreuses factions mineures, et les influencer en faveur d'un camp ou de l'autre. En fait, c'est beaucoup de bruit pour pas grand chose, et ça finit par être assez aléatoire. En revanche, cela ajoute un charme certain et une dimension historique supplémentaire au jeu, même si bien des événements nous sont tout à fait étrangers, voire étranges... Cela va du massacre du Tsar et de sa famille à des choses moins connues comme la "fameuse" commune des travailleurs estoniens ou l'incident de Chelyabinsk (et non, je ne sais pas non plus de quoi il s'agit)...

Les factions

Autre spécificité de ToC, une multitude de factions mineures sont représentées dans le jeu.

Cela va des puissances connues comme la France et les Etat-Unis, représenté entre autre par une armée en Sibérie, à des pays ayant moins pignon sur rue comme l'Ukraine Occidentale, le Turkistan ou la Légion Tchèque. On en compte pas moins de 22, avec pour chaque faction ses forces et ses règles particulières.

Et des règles particulières, dans ce jeu, il y en des tonnes. C'est l'inconvénient quand on veut couvrir un conflit d'une telle complexité en voulant coller le plus possible à l'histoire. Tout y est : la guerre civile finnoise, l'intervention polonaise, l'armée japonaise, j'en passe et des meilleurs.

C'est un peu rebutant la première fois qu'on joue à ToC, mais on s'habitue à force de jongler avec le livret de règle.

Au final, ToC éveille en moi des sentiments contradictoires. D'un côté, le système est lourd et une partie peut être très longue (plus de 10 heures pour la campagne, au moins !). L'équilibre de jeu semble précaire. Fort de l'expèrience (relative) des trois parties que j'ai pu faire, le Blanc semble avoir du mal face aux hordes bolchéviques, mais c'est à confirmer.

De l'autre, j'apprécie justement l'effort de l'auteur visant à mettre le maximum d'historicité dans ToC. Le jeu, une fois pratiqué une ou deux fois, est très jouable et plaisant. Et c'est une façon fabuleuse de découvrir l'histoire russe de cette époque, à la fois terrifiante et fascinante dans sa flamboyance. Je rejouerai à ToC, c'est sûr !

Une dernière remarque : le matériel est somptueux, la carte en particulier est, je trouve, particulièrement réussie, ainsi que les pions. J'ai remarqué plus particulièrement le pion des marins révoltés de Kronstadt, qui est dans le plus pur style du Réalisme révolutionnaire, un hommage à Einsenstein...

Données vitales :

Triumph of Chaos est un wargame édité par la société Clash of Arms Games, en 2005

* 176 pions de grande taille, et 280 pions standards

* 220 cartes

dimanche 9 décembre 2007

Les Sentiers de la Gloire !

Les Wargames ont souvent l'habitude d'emprunter leur titre à des créations déjà existantes, que cela soient des livres ou des films. Les sentiers de la gloire, outre que cela soit un très bon film de Kubrick sur l'absurdité de la 1ère Guerre Mondiale avec un Kirk Douglas magistral en officier français beaucoup trop honnête, est aussi un jeu, intitulé Paths of Glory dans la langue de Shakespeare (ou de Patton...).

Créé par Ted Raicer, ce jeu s'inscrit dans la lignée des wargames "card-driven", en fait pilotés par cartes... Comme pour For the People, le coeur du système est constitué des cartes qui peuvent être jouées soit pour l'évènement, soit pour bouger des troupes. Ce jeu s'est imposé depuis sa sortie comme une référence qui a revigoré le thème de la 1ère Guerre, qui avait jusqu'alors mauvaise presse.

Je vous propose une petite présentation de ce jeu :

Paths of Glory

Wargame en anglais édité par GMT, date de parution 1999
Echelle : 1 pion est égal à une armée ou un corps
316 pions, 1 tour est égal à 3 mois

Description

Paths of glory est un jeu à l'échelle stratégique consacré à la Dèr des Dèrs, soit la Première Guerre mondiale, conflit fratricide qui a ravagé l’Europe d’août 1914 à novembre 1918. Il reprend les principes de We the People et For the People, fondés sur l'usage des 110 cartes stratégiques, pierres angulaires du système.

En effet, chaque joueur dispose par tour d’une main de sept ou huit cartes tirées de sa propre pile, ce qui évite les coups du sort donnant à l’adversaire une carte cruciale pour vous… Elles sont réparties en trois époques (Mobilisation, Guerre limitée, Guerre totale). Suivant les événements qui octroient des points de statut de guerre et qui simulent l’engagement croissant des pays dans le conflit (« War Status »), les cartes sont intégrées progressivement dans le jeu. On assiste en fait à une véritable course entre les deux camps qui tentent d’entrer les premiers en guerre limitée puis totale, qui donnent accès à de nouvelles cartes souvent plus puissantes. Mais gare à celui qui fait ceci sans discernement : en effet, les cartes utiles seront alors perdues dans un tas qui aura enflé considérablement.

Ces cartes peuvent être utilisées de plusieurs façons différentes :

· Le joueur pourra les utiliser dans leur fonction événementielle, elles ajoutent alors une dimension historique au jeu très agréable. C’est en jouant certaines cartes que les joueurs pourront par exemple faire rentrer les USA dans la guerre, déclencher la Révolution bolchevique ou lever de nouvelles armées… La plupart du temps, une carte jouée en tant qu’événement est définitivement retirée du jeu.
· Il pourra utiliser la valeur opérationnelle qui s'échelonne de 2 à 5 qui permet de bouger les armées. Chaque point permet d’activer les troupes d’une zone, qui pourront alors soit combattre, soit bouger. Il est à noter qu’il y a un surcoût d’un point par zone activée par nationalité différente dans celle-ci. Par exemple, si Anglais et Français sont empilés dans une zone, il faudra dépenser deux points opérationnels pour l’activer. Par nature une main constituée surtout de cartes valant deux points opérationnels sera surtout à vocation défensive, alors que le tirage de cartes à 3 ou plus permettra d’effectuer des offensives de grand style.
· La carte permet d'obtenir des points de renforts qui permettent de reconstituer des armées ou des corps détruits, ou de remettre à pleine force des armées réduites.
· Elle permet enfin d’effectuer des mouvements stratégiques.

La gestion des cartes est cruciale. Les meilleures cartes sont généralement à la fois des événements intéressants, une source importante de points opérationnels et de renforts. Le joueur doit donc faire un choix cornélien entre le court et long terme, ce qui fait de Paths of Glory un challenge intéressant et original.

Le déplacement terrestre se fait de zone en zone. En effet, la carte utilise le principe du " point to point ", c'est-à-dire de zones reliées entre elles par des chemins qui contraignent les mouvements des armées. Certaines zones de passage, telles que Sedan ou Varsovie ont donc une valeur stratégique primordiale.

Les affrontements sont gérés très simplement. On fait le compte des points d’attaque des unités engagées et chaque camp lance un dé éventuellement modifié par le bonus d’une carte de combat (gaz phosgène ou ypérite, chars de combat…) et consulte soit la table de feu des armées (si au moins une armée participe à la bataille) soit celle des corps (bien moins intéressante que la première). Le résultat donne les pertes en pas de perte infligés au camp adverse qui doit alors réduire ou détruire des unités afin de satisfaire au mieux ce résultat. Par exemple, les armées allemandes, françaises et anglaises ont 3 pas de pertes, ce qui signifie que si elles subissent un résultat de 1 ou 2 pertes, elles demeurent intactes ; de 3 à 5, elles sont réduites une première fois ; un résultat de 6 détruit l’armée, remplacée alors par un corps.
Les armées russes, italiennes et austro-hongroises n’ont qu’un pas de perte à 2, ce qui fragilise considérablement les unités.

La table a tendance à égaliser les pertes, chaque bonus est donc crucial. Le vainqueur est celui qui réussit à infliger le plus de perte mais les batailles sont souvent dévastatrices pour les deux camps, et l’attrition revêt un aspect vital, ce qui reflète assez fidèlement l’atmosphère de l’époque.
Les tranchées, qui peuvent être creusées par n’importe quelle armée, donnent des bonus qui réduisent les pertes reçues et augmentent celles que l’on inflige à l’adversaire. On le voit, prendre une zone où l’ennemi se défend, bien à l’abri dans ses tranchées peut être une affaire à la fois longue, sanglante et indécise, à l’instar de Verdun.

Jouabilité

La situation en août 1914 est différente suivant le front considéré : sur le front Ouest, l’armée allemande jouit d’une certaine supériorité, mais la British Expeditionary Force est un obstacle majeur qu’il faudra contourner ou détruire. Les Français sont certes faibles mais ils sont capables de lancer quelques contre-attaques dangereuses si l’Allemand s’est trop dispersé. L’objectif en tout cas est d’avancer initialement le plus loin possible afin de s’emparer d’un maximum de zones de victoire, qui permettent de déterminer le vainqueur à la fin de la partie et la région en est fort bien pourvue.
Sur le front Est, la situation est bien différente. Le rouleau compresseur russe peut très bien infliger un coup fatal à l’armée de l’Empire austo-hongrois. Le Russe devra d’ailleurs se montrer agressif s’il veut sauver la France d’une trop lourde défaite. La guerre sur ce front est avant tout une affaire de ravitaillement. Il suffit parfois de couper un nombre limité de goulets d’étranglement pour encercler et détruire un groupe d’armées. C’est ce qu’on appelle « la Danse de la Mort »… Etant donné qu’une armée encerclée ne peut plus être activée et ne peut être reconstituée si elle est détruite, on voit le péril que cela peut représenter. Pour le débutant, c’est la faille dont il faut se garder à tout prix.

Si la guerre se prolonge, l’Allemand sera en fin de compte écrasé sous le nombre des armées adverses, d’autant que la Turquie, son allié, est un point faible dont le joueur de la Triple Entente pourra profiter.

Les conditions de victoire sont déterminées par le nombre de zones de victoire occupées par chaque camp. Si l’un des camps occupent plus de dix points de plus que son adversaire (par rapport à la situation initiale), il remporte alors une victoire automatique. Sinon, c’est l’accumulation des points de statut de guerre qui forceront un armistice, et un décompte final des zones de victoire.

Le matériel est comme toujours pour les productions GMT de très bonne qualité.

Paths of Glory est donc un jeu exceptionnel, très riche et jouissant d’une excellente rejouabilité. Il a remporté le prix Charles S. Roberts Award en 1999 dans la catégorie des meilleurs jeu d’histoire pré-2ème Guerre mondiale, qui récompense les efforts méritoires de Ted Raicer, le concepteur de Paths of Glory.
Les règles sont simples à assimiler mais d’une grande richesse. Paths of Glory est donc hautement recommandable et une totale réussite, à pratiquer sans modération.

jeudi 6 décembre 2007

Des BD on line pour rôlistes rigolards...

Je voulais vous faire découvrir deux sites qui abritent des BD online vraiment drôles pour peu qu'on ait pratiqué un peu le JDR.

La première BD, réalisée par Shamus Young, est consacrée à une parodie des films de Jackson sur le "Seigneur des Anneaux", et se nomme "the DM of the Ring", en français, "le Meneur des Anneaux".
Imaginez la chose effroyable suivante : l'essentiel de la Compagnie de l'Anneau est joué en fait par une bande de rôlistes mal embouchés, dont l'un des objectifs est de saboter le travail du Meneur de jeu, passionné de Tolkien... Les dialogues sont hilarants et cette BD est disponible en français sur le blog suivant :

http://www.leludiste.fr/infos/index.php?id=668

Et en anglais sur le site de Shamus :

http://www.shamusyoung.com/twentysidedtale/?page_id=148

ça fait quand même 155 vignettes, donc vous allez y passer du temps...

L'autre BD est "the Order of the Stick", au graphisme très particulier, qui retrace les aventures plutôt comiques d'un groupe d'aventuriers médiévaux-fantastiques, comme on dit...
Le style est bizarre de prime abord, mais la série est prenante et on finit par lire la totalité des... 500 et quelques vignettes et on en redemande ! Décidément, certaines personnes font preuve d'une constance et d'une persévérance admirables, et c'est tant mieux pour nous quand il s'agit de "the Stick".

Le lien qui va bien :

http://www.giantitp.com/comics/oots0001.html

Voilà de quoi vous faire perdre quelques dizaines d'heures !!!

1954, un prix Hugo peu intéressant...

Et pour cause... Le prix Hugo ne fut pas attribué cette année-là.

Donc, on passe directement à l'année 1955. Cette année-là, c'est le roman de Clifton et de Riley qui fut récompensé sous le titre de"They'd rather be right" et plus connu (enfin, tout est relatif...) sous le titre de "the Forever Machine".

A ma connaissance, il n'existe pas de traduction française de ce livre, ce qui est bien dommage, considérant ses qualités.

Allez, un petit résumé...

Joe Carter est le seul télépathe apparu sur notre planète. Rejeté par les "normaux", isolé parmi des êtres aveugles et bornés, Joe accepte néanmoins d'aider le professeur Billings à construire LA machine, Bossy, qui permettra à l'humanité de franchir une nouvelle étape. Pour lui, nul doute n'est possible, Bossy pourra donner à l'humanité le don de la télépathie. C'est compter sans la multitude des égoismes, qui comptent bien s'emparer de la machine intelligente. Mais Joe pourra compter sur l'aide de Mabel et Carney, pariahs de la société, et sur celle considérable d'Howard Kennedy, capitaine d'industrie qui lutte contre la décadence ambiante.

Et une courte critique, qui n'engage que moi...

Une oeuvre qui est la quintessence de la SF, distrayante mais surtout spéculative, qui amène le lecteur à se poser des questions à la fois sur le futur, l'éthique des sciences, la psychologie humaine... Toute une réflexion intense qui amène une remise en cause de ce en quoi l'homme croit vraiment. Un des plus grands livres de SF jamais écrit... Une bonne raison de se mettre à l'anglais...

samedi 1 décembre 2007

Lyon IX, le retour de la vengeance...

Lyon IX, ce n'est pas un nouvel arrondissement ou une nouvelle Fac d'une des plus belles villes de France, mais en fait plutôt une rencontre de joueurs (plutôt des wargameurs, en très grosse majorité) qui a lieu tous les six mois à la Doua (cette fois-ci, les 24 et 25 novembre), et qui est organisée d'une main de maître par Fabrice Randeau, "figure" du milieu wargamistique, à la collection aussi fabuleuse que le trésor du Dragon Smaug...

C'est la deuxième fois que je m'y rends et c'est toujours un grand moment : l'ambiance y est très bonne, on festoie ensemble le soir et on cotoie nombre de fous furieux atteints du même virus, ce qui a tendance à me rassurer... La rencontre a réuni pas moins d'une cinquantaine de joueurs, ce qui est remarquable pour le petit monde du Wargame.

La guerre faisait rage donc partout. Au programme, et pour les "connaisseurs" :

De l'OCS en masse, avec le tant attendu Case Blue, Monster Game s'il en est sur le front russe, mais aussi des maquettes de Baltic Gap, dont le thème couvre l'offensive soviétique de 44 et l'inévitable contre-attaque allemande.

Une partie d'Europa Universalis, un bon gros jeu français.
Le Grand Empire, de l'ASL, Grant takes command et beaucoup d'autres...

Pour ma part, j'ai fait deux parties de Reds, un jeu remarquable de Ted Raicer, concepteur renommé de wargames, sur le thème de la guerre civile russe, avec Denis, un partenaire très sympathique que j'ai rencontré via le forum Strategikon (http://www.strategikon.info/forum2/), LE forum français du wargame.

Puis, Denis, David et moi avont fait un scénario de Lock and Load, très bon jeu tactique, durant lequel les Français contre-attaquèrent avec succès une avant-garde allemande !

Un très bon moment donc et je serai de retour dans 6 mois, cela va de soi !

Hakuho triomphe à l'Aki Basho, en l'absence du Maître

Je viens enfin de finir de regarder le tournoi de septembre 2007 qui a eu lieu au stade municipal Ryogoku Kokugikan, à Tokyo et ce qui devait arriver arriva... En l'absence du grand champion Asashoryu, le deuxième Yokozuna côté Ouest (je vous expliquerai bientôt ce que tout cela signifie...), Hakuho, lui aussi Mongol, a logiquement vaincu avec un score honorable de 13 victoires contre 2 défaites.
Même si je l'apprécie moins qu'Asashoryu, Hakuho confirme donc son statut de grand champion, très énergique et technique.

A noter quand même que le Basho (le tournoi...) a failli être remporté par un petit jeune du nom de Goeido, dont c'était la première participation à un tournoi en 1ère division. Une belle prestation donc, à surveiller pour voir si cela n'était pas un feu de paille...

Vivement le retour d'Asashoryu !

dimanche 25 novembre 2007

Le Destrier de l'Armée Rouge

Continuons dans le petit tour d'horizon des blindés soviétiques dont j'ai eu l'occasion de peindre quelques spécimens.
Le sujet d'aujourd'hui n'est pas ordinaire. Adoré par les uns, qui le considèrent comme le meilleur char ayant jamais foulé le sol prolétarien de ses larges chenilles, détestés par d'autres, qui n'ont de cesse de faire tomber le Titan de son piédestal inaccessible, en arguant de la grossièreté de sa fabrication et de sa faible espérance de vie, je veux bien sûr parler du T-34, le seul et unique.
Au-delà de ces considérations finalement assez partisanes, on peut rappeler quelques évidences.
En 1941, alors que les hordes fascistes envahissent la Mère Patrie, l'apparition sur les champs de bataille du T-34 est une très mauvaise surprise pour les Allemands. Leurs armements antichars d'alors sont inadéquats quand il s'agit d'arrêter la bête... Les chars allemands sont pareillement sous-armés par rapport au canon de 76mm du T-34. Mais les batailles ne se gagnent pas qu'avec les caractéristiques du matériel, ce serait trop facile et la débâcle de mai 1940 n'aurait pas eu lieu... Les équipages soviétiques, sous-entraînés, se font assez facilement déborder par leur homologues germains. Mais le fait est là, le T-34 excite la convoitise et la crainte des Allemands, ce qui est déjà une preuve de son efficacité.
Alors, oui, le T-34 est rustique, mais c'est une de ses plus grandes forces quand il s'agit de le produire et de le mener à la bataille au sein d'un pays qui ne l'est pas moins. Les Soviétiques ont l'intelligence de choisir le T-34 comme char de bataille principal et de le produire en masse, sans se perdre comme les Allemands en variations infinies et coûteuses en temps et en moyens. Oui, il n'est pas doté de radio, mais c'est le poids du nombre (il fut produit à des dizaines de milliers d'exemplaires) qui le fait souvent triompher de ses ennemis qui n'arriveront jamais à produire leurs chars en aussi grand nombre. Autre hommage rendu par les Allemands, certains chefs nazis voulaient copier le T-34 à l'identique. L'idée fut vite abandonnée pour cause de fierté nationale et de difficultés techniques insurmontables, mais nombre de ses caractéristiques seront reprises quand il s'agira de créer le fameux Panther (blindage incliné entre autre).
On ne peut nier que le T-34 fut un design réussi, qui a bien servi l'Armée Rouge malgré des défauts importants (exiguïté de la tourelle, usure rapide du char en campagne). Le T-34 est et demeurera toujours le brillant destrier du soldat soviétique triomphant de la bête fasciste, un éclatant symbole de propagande de la victoire des Alliés sur les forces du Mal...

mercredi 21 novembre 2007

Victor Hugo, un grand auteur de SF...

Ah, en fait, ce n'est pas tout à fait ça, et j'ai bien peur que le grand Victor n'ai pas grand chose à voir avec la SF...
Mais chaque année, les meilleures oeuvres de SF sont récompensées par un prix dont le nom est... Hugo ! Hugo Gernsback, en réalité, auteur mineur mais qui a beaucoup fait pour la SF via les magazines qu'il a créés dans les années 20 et 30, dont le fameux Amazing Stories. Un pionnier donc...
Le prix en lui même est attribué par un collège de fans qui ont assez bon goût en règle générale.

J'ai entrepris, quelques années auparavant, de lire tous ces prix dans l'ordre chronologique et d'en faire un rapide résumé. Je vous invite donc à un retour dans le temps. Revenons en 1953...

Et l'heureux gagnant est : "L'Homme démoli" écrit par Alfred Bester. Les amateurs de Babylon 5 auront reconnu le nom de l'infâme chef du corps psy Epsilon (si mes lointains souvenirs sont bons) et ce n'est pas un hasard mais bien un hommage à un grand de la SF.

Et maintenant, un petit résumé bien trop court pour faire honneur à ce chef-d'oeuvre :

A une époque où les policiers sont télépathes, il est bien difficile d’assassiner son ennemi. Pourtant, Ben Reich, le richissime patron de la Monarch’s, a bien l’intention de disposer de son adversaire mortel. Un duel haletant s’engage entre lui et le préfet de police Powell, mais Reich a-t-il vraiment bien choisi ses ennemis ? N’est-il pas lui même, en fin de compte, qu’une victime de l’Homme sans visage ?

Et ce que j'en ai pensé...
Malgré son âge, ce roman n'a rien perdu de son intérêt. Les personnages autour desquels se déroulent l'histoire sont charismatiques et crédibles, Bester parvient à leur donner une épaisseur psychologique intéressante. Le préfet de police Powell a un côté ambiguë de bon aloi, à quoi répond le charisme véritablement animal de Ben Reich, et son intelligence qui en font un criminel qu'il est difficile de vraiment haïr. Le thème de la télépathie est traité avec finesse. Les télépathes sont organisés en guilde qui les surveillent et les maintient dans le droit chemin. L'histoire en elle-même est une véritable enquête qui tient le lecteur en haleine jusqu'au dénouement final qui est très satisfaisant. Une dimension psychanalytique achève de faire de cet ouvrage non seulement le premier des prix Hugo, mais aussi un des plus grands et des plus subtils ouvrages de science-fiction jamais écrit.


La suite au prochain numéro...

dimanche 18 novembre 2007

Fear est de retour...

Bonne surprise à la FNAC vendredi dernier, la sortie d'une nouvelle extension pour le jeu vidéo FEAR. FEAR, cela est l'acronyme de First Encounter Assault Recon. En français, cela donne... euh... Reconnaissance-Assaut Première Rencontre... Oui, cela ne veut rien dire. Mais FEAR, cela signifie surtout terreur en anglais, et la peur est bien la base du jeu. En effet, FEAR est un savant mélange de Half-Life, le meilleur des FPS (jeu de tir à la première personne - First Personal Shooter), de Max Paine pour le ralenti que l'on peut activer régulièrement et de "the Ring", ce film d'horreur nippon d'un style minimaliste mais où l'ambiance est abominable.
On met le tout dans un shaker et on obtient le meilleur jeu de ce type, à mon goût, depuis plusieurs années. un petit lien vers le site de Sierra où l'on peut télécharger la démo : http://www.whatisfear.com/index2.html
Dans FEAR, Perseus Mandate, on se replonge donc avec délectation dans l'atmosphère futuriste de ce monde très sombre, luttant contre la corporation Armacham et des fantômes divers et variés mais toujours agressifs... Un vrai bonheur !

samedi 17 novembre 2007

La guerre éternelle...

Je viens de recevoir deux livres intéressants sur des époques très diverses.
Le premier est consacré à la campagne napoléonienne de 1807 menée pour l'Empire tsariste, avec en point d'orgue les grandes batailles d'Eylau (sujet déjà traité par Vae Victis) et de Friedland. La campagne fut difficile, menée en Europe orientale, et plus particulièrement en Pologne. Eylau est une boucherie abominable et indécise, Napoléon échappant à la défaite grâce à une charge sous la neige de Murat et de ses cavaliers qui est restée dans la légende (le colonel Chabert...). La campagne s'achève par le coup de tonnerre de Friedland, durant laquelle le "petit tondu" triomphe de Benningsen. LeTsar Alexandre Ier adhère de mauvaise grâce au blocus continental français. Les graines de la campagne de Russie de 1812 sont semées...
Le livre de la société Histoire et Collections (Http://www.histoireetcollections.com/) est magnifiquement illustré, avec sur ses pages glacées de très belles planches uniformologiques (tiens, je me demande si ce mot existe...). Un régal pour les amateurs de Napo. Je vous précise que ce livre fait partie d'une collection déjà existante, et dont ce dernier opus est le cinquième tome.


L'autre bouquin, de la même maison d'édition, est consacré aux blindés de la 2nde guerre. Par nation sont présentés les engins de combat de 1939 à 1945, avec une nouvelle fois de très belles illustrations, une source d'inspiration pour les prochains camouflages que j'aurai à peindre...

Chaudement recommandé, donc...

mercredi 14 novembre 2007

Malheur aux Vaincus !

Juste un petit mot pour vous dire que le dernier numéro de Vae Victis, une très bonne revue consacrée aux Wargames et à laquelle je suis abonné depuis la première heure, vient de paraître.

Au programme ce soir... Un jeu complet de Fred Bey (dans la série Jours de Gloire) sur la sanglante bataille d'Eylau, qui a vu s'affronter les armées russes et françaises sous les bourrasques de neige en janvier 1807 ; l'analyse de Clash of Giants II, un jeu (que je possède mais auquel je n'ai jamais joué...) de Ted Raicer sur des batailles de la 1ère Guerre ; une présentation de Wings of War, un jeu de figurines retraçant les combats aériens durant... vous devinez quoi ? la 1ère Guerre (décidément, quel succès !) et que j'ai eu l'occasion d'essayer et d'apprécier ; un article sur la Hongrie durant la 2nde Guerre ; les rubriques habituelles dont la revue des bouquins d'histoire faite par Laurent Henninger, historien militaire et joueur, et que j'apprécie tout particulièrement comme source de conseils de lecture éclairée.

Bref, encore un numéro très intéressant et divers.

samedi 10 novembre 2007

Le chef d'oeuvre de Mark Herman

Ce monsieur, brillant créateur américain de wargames édités principalement par la firme GMT, est le génial "inventeur" qui a créé "For the People". Il a de même inventé un nouveau type de jeux d'histoire, ceux dont le coeur du système consiste en 1 deck de cartes qui servent à la fois à bouger les troupes sur le plateau, mais aussi à jouer des événements historiques, qui apportent une dimension supplémentaire au jeu. Cela a donné naissance à une illustre série de rejetons en général assez intéressants. Voici l'adresse de son site : Http://members.tripod.com/~MarkHerman/index.html

Je vous joins aussi une petite description de "For the People" que j'avais rédigé il y a quelques années :

For the People est un jeu à l'échelle stratégique qui vise à recréer la guerre de Sécession (1861-1865). Il reprend les principes directeurs de We the People, à savoir l'usage de cartes stratégiques servant à faire bouger les armées, tout en les approfondissant. Ces cartes ont donc deux usages : soit le joueur pourra les utiliser dans leur fonction événementielle, afin d'obtenir des renforts, ou un mouvement spécial, par exemple ; il pourra soit utiliser la valeur stratégique qui s'échelonne de 1 à 3 qui permet de bouger des généraux et des troupes. Les cartes de valeur 1 sont les plus communes, et les moins intéressantes et seuls les meilleurs généraux tels Lee ou Grant pourront être activés. A l'autre extrémité, les cartes de valeur 3 sont les plus utiles et les plus rares et permettent d'activer même les pires des officiers (et le camp nordiste en compte un bon nombre…). Le déplacement terrestre se fait de zone en zone. En effet, la carte utilise le principe du " point to point ", c'est-à-dire de zones reliées entre elles par des chemins qui contraignent les mouvements des armées. Certaines zones de passage, telles que Manassas (Bull Run pour les Nordistes) ou Harpers Ferry ont donc une valeur stratégique primordiale.Ces cartes permettent aussi d'effectuer des déplacements maritimes pour le Nordiste, des promotions ou des mises à pied afin d'écarter les pires généraux ou de créer des armées. En effet, les troupes sur le terrain sont organisées pour le mouvement en divisions en l'absence d'officier, en corps si un général est là (jusqu'à concurrence de 6 points de troupes) ou en armées qui peuvent gérer 15 points de troupes. Créer des armées permet donc de faire bouger beaucoup de troupes avec une seule carte.
L'autre pierre angulaire du jeu est donc le bon usage de ses généraux. Non seulement un bon général pourra être activé plus souvent et sera plus actif, mais encore il apportera un bonus en combat en attaque et en défense. Mais le joueur n'est pas libre d'agir à sa guise avec ses officiers. Tout changement dans la hiérarchie se fait au prix de l'utilisation d'une carte stratégique mais aussi, le plus souvent, de pénalités exprimées en perte de point de " Volonté Stratégique ". Ce capital représente la volonté politique des deux camps de poursuivre la guerre coûte que coûte. Il est affecté par l'issue des grandes batailles et les gains territoriaux des 2 camps. Les affrontements sont gérés très simplement. On sélectionne la table suivant le nombre total de troupes engagées et chaque camp lance un dé modifié par le bonus de son général (ou de ses généraux en cas d'armée, jusqu'à trois officiers) et de divers autres modificateurs (hors de ravitaillement, supériorité numérique à partir de 3 contre 1...). Le résultat donne les pertes en points de force infligées au camp adverse. La table a tendance à égaliser les pertes, chaque bonus est donc crucial. Le vainqueur est celui qui réussit à infliger le plus de perte.

Jouabilité

Les différences entre les deux camps sont criantes. D'un côté, une armée sudiste qui en moyenne reçoit deux fois moins de renfort que le Nord. La faiblesse numérique est néanmoins compensée par des généraux brillants, tels que Lee ou Jackson, disponibles dès la première moitié de la guerre. De ce fait, le Sud peut envisager très sérieusement de prendre Washington et de porter ainsi un coup sérieux au Nord. De l'autre, une armée nordiste beaucoup plus nombreuse mais très mal commandée. Une certaine lourdeur stratégique empêche le Nord de profiter de sa supériorité numérique jusqu'à l'arrivée de Grant, puis celle tardive de Sherman. Néanmoins, si le Sudiste n'y prend pas garde et ne concentre pas suffisamment ses troupes face à Washington, l'armée du Potomac a une chance de prendre Richmond, la capitale du Sud. Le début de la guerre est focalisé sur la prise par un des 2 camps des états neutres à la frontière. Le Kentucky est crucial pour les deux parties et les premières batailles devraient avoir lieu pour sa possession. Puis, le Nordiste aura à cœur de couper la confédération en deux en prenant le contrôle du Mississippi, tout en augmentant le blocus économique du Sud en jouant les cartes qui le font s'accroître.
Ce jeu est très riche, et l'équilibre entre les deux camps est précaire. Les conditions de victoire sont exigeantes et le Nord doit s'emparer de dix états (en comptant les trois états neutres du début de la guerre) avant l'été 1865. Le poids de l'attaque repose donc sur les épaules des Fédérés. Sans doute le meilleur wargame de l'année 2000.

vendredi 9 novembre 2007

Pour le Peuple !

Je vous ai déjà parlé de "For the People", ce wargame dont le thème est la Guerre de Sécession américaine. Il s'agit de mon jeu préféré, et bien sûr, j'ai pris mon bâton de pèlerin et converti pas mal de mes amis à la pratique de ce wargame.
Profitant de ce fait, j'ai mis en route un "mini tournoi" qui réunit 8 féroces compétiteurs. C'est en fait surtout le prétexte idéal pour jouer à "For the People". Le principe est simple : 4 1/4 de final, 2/12 et une finale, vous voyez le topo...

Pour l'instant, Christian et Jérôme ont commencé leur partie. Christian (qui joue les Confédérés) s'est montré très agressif et a déjà assailli Washington sans succès. Jérôme défend pour l'instant victorieusement et joue la montre avec l'Union tout en passant à l'offensive dans l'Ouest (Tennessee et Kentucky). Il est vrai que le temps joue en faveur du Nord.

Cédric (Union) et Cyril (Confédération) ont eu aussi commencé. Pour l'instant, la partie est assez confuse mais passionnante, avec la destruction d'une armée nordiste au premier tour de jeu, succès mitigé par la prise de Columbus, Tennessee, qui a fait sauter tôt dans la guerre un verrou défensif crucial pour les Sudistes.

Quant à ma partie, qui doit me voir affronter (amicalement bien sûr !) Fred, je ne l'ai pas encore commencé, mais ça ne devrait plus tarder !

Le dernier match doit réunir Alex et Nicolas.
Cyril réfléchit à son prochain mauvais coup...

L'Union envahit le nord de la Virginie

mercredi 7 novembre 2007

Lille, ses fortifications, ses bunkers...

Je reviens d'un petit périple lillois en ayant visité deux musées très intéressants pour les amateurs de la 2nde Grande Boucherie Mondiale.

Le premier est le musée Verlaine. Vous vous souvenez du film "Le jour le plus long", la scène où les Allemands décryptent le poème de Verlaine annonçant le D-Day.

Si, si, faites un effort ! "Les sanglots longs des violons etc..." Et bien dans le film, cela se passe dans une salle immense, pleine de gens. En fait, la réalité est plus prosaïque. Le message fut intercepté dans les pièces étroites du bunker de commandement de la XVème Armée Allemande, à Tourcoing. Ce bunker est dans un très bon état de conservation et est entretenu par une sympathique association dont fait partie un de mes amis. Si vous passez dans le coin, allez-y, ça vaut le coup d'oeil. Je vous mets le site en lien : http://www.museedu5juin1944.asso.fr/



L'autre musée que j'ai découvert est le musée de "la Coupole". Cette coupole se révèle être en fait un titanesque bunker souterrain construit par l'Organisation Todt, l'organisme nazi chargé de construire par tous les moyens (prisonniers de guerre soviétiques réduits en esclavage, main d'oeuvre forcée en tout genre...) les ouvrages défensifs du Reich.

Ce bunker aux murs de 5 mètres d'épaisseur devait servir de lieu de stockage et de lancement des terribles fusées V2, une des fameuses armes secrètes de Hitler. Heureusement, le lieu, vraiment impressionnant, ne fut jamais achevé. Il est aujourd'hui un lieu de mémoire émouvant et un musée passionnant et très bien conçu, avec une expo permanente sur l'occupation du Nord par les Allemands, et une expo temporaire sur les terribles exactions commises par le 3ème Reich. Situé à St-Omer, je ne saurais trop vous conseiller la visite de la Coupole, vous ne perdrez pas votre temps !

http://www.lacoupole-france.com/fr/default.asp


vendredi 2 novembre 2007

Le T28, le petit frère du monstre...

Avec le développement du T35 en char lourd, les Soviétiques créèrent dans le même temps son équivalent en char moyen, le T28. Avec lui, on passe de 5 tourelles à 3 tourelles. C'est déjà mieux, mais c'est encore 2 tourelles de trop...
Le prototype fut achevé en 1931, et les Soviétiques étaient alors en avance sur le reste du monde en ce qui concerne cette catégorie de chars moyens de gamme, suffisamment armés pour faire face à toute menace, mais en même temps plus agile et rapide que leurs frères éléphantesques de la 1ère Guerre.

Pesant 28 tonnes, ayant un blindage de 50 à 80mm à l'avant suivant les modèles, et un armement principal de 76,2mm en tourelle et 2 mitrailleuse de 7,62mm en tourelles secondaires, le T28 souffre des mêmes problèmes que le T35. Fabriqué à 500 exemplaires, il fut d'abord malmené lors de la guerre contre les Finnois. Son blindage, trop léger, ne le protégeait plus suffisamment des armes antichars de 1940. L'invasion de l'URSS par le Reich donna le coup de grâce à ce char depuis longtemps obsolète, qui disparut rapidement des rangs de l'Armée Rouge pour être remplacé par le T34, autrement plus efficace. Néanmoins, de nombreux T28 capturés continuèrent la guerre dans les rangs ennemis, et principalement chez les Finlandais, qui étaient toujours en manque de véhicules blindés.

jeudi 1 novembre 2007

L'armée française monte au front !

J'ai découvert récemment le magazine "Histoire de guerre : blindés et matériel" qui a la particularité d'être consacré à l'Armée française de la fin du 19ème jusqu'à la 2nde Guerre.

Je ne sais pas si c'est l'âge, mais moi qui ne jurais que par l'Armée Rouge, je suis de plus en plus intéressé par l'armée française. D'ailleurs, je suis en train de monter et de peindre un détachement blindé de 1940 en 15mm, avec tout le bataclan (B1-bis, S35, H39 etc on aura l'occasion d'en reparler...).


J'aimerais beaucoup faire une armée de goumiers marocains, des troupes de montagne d'élite dans lesquelles mon grand-père a fait la guerre, mais les figurines de ces troupes n'existent pas, donc ça pose problème...


Bref, le magazine est bien illustré et les articles, pointus, sont intéressants à lire. Que demander de plus !

mardi 30 octobre 2007

Le Ouargame, qu'est ce que c'est que cette bête là ?

Le wargame, ou jeu d'histoire est une catégorie de jeu visant à simuler un conflit, présent, passé ou futur, à l'aide de règles très précises mais dont le but demeure ludique.

Et non, ce n'est pas un jeu sur ordinateur... Encore qu'il existe des wargames informatiques, mais ils ne m'intéressent guère en règle générale. Un wargame se présente généralement sous la forme d'une carte en papier, représentant la zone des combats, des planches de pions en carton prédécoupés, représentant les unités, et un livret de règle, de taille très variable, de 2 pages à plusieurs centaines...


Et encore non, ce n'est pas un hobby pour les tarés. La proportion de dégénérés dans ce hobby est la même que dans la société française en règle générale...


L'objectif de ce hobby est d'abord ludique. Ce sont des jeux de stratégie, où l'objectif est de vaincre son partenaire en jouant mieux que lui, en élaborant de meilleurs plans. On se creuse beaucoup la tête quand on fait du wargame, et les parties sont souvent assez silencieuses.

L'autre objectif est de représenter le mieux possible un événement historique, par exemple la bataille de Waterloo, la Seconde Guerre Mondiale ou les campagnes d'Alexandre le Grand. Cela implique de la part du concepteur une très bonne connaissance de l'événement simulé et de sa dynamique qui lui est propre. C'est assez comparable à l'élaboration d'un mémoire de maitrise, voire d'une thèse !

Pratiquer un wargame, c'est mieux comprendre finalement pourquoi et comment telle ou telle campagne s'est déroulée de cette façon. Un bon jeu d'histoire doit inciter un joueur à prendre les mêmes décisions que les chefs de l'époque, sans le contraindre à ce choix. Il n'est pas là en effet pour refaire à l'identique le conflit simulé.


En ce moment, je joue à For the People, un de mes jeux favoris. Il permet de simuler la Guerre de Sécession américaine, de 1861 à 1865. J'en parlerai plus longuement mais ce jeu, de Mark Herman, est l'archétype du bon jeu. Toutes les parties que j'ai pu faire ont toujours donné des résultats cohérents historiquement parlant tout en assurant un palsir de jeu énorme.

dimanche 28 octobre 2007

Asashoryu, un Mongol qui a du caractère...

Pour ceux qui regardent en ce moment l'Aki Basho, une absence notable fait trembler le petit monde du Sumo. Le grand champion, Asashoryu a été exclu de l'Aki Basho.
En effet, Asashoryu aurait dû participer à un tournoi de présentation, sans enjeu, dans le nord du Japon. Prétextant une blessure, il avait préféré retourner chez lui, en Mongolie, pour se "reposer". Mais le petit malin s'est fait filmer jouant au foot avec les jeunes d'Ulan Bator, pour un match de charité. Ni une, ni deux, les responsables du Sumo le frappèrent d'une punition très sévère (trop à mon avis) d'exclusion temporaire pour les deux tournois suivants, une sanction sans précédent pour un Yokozuna, le grade du rikishi. Asashoryu, lui, est retourné en Mongolie, où il se fait suivre, accablé, par trois psy.

Tout cela pourrait prêter à sourire si ce n'est que d'une part, il est mon lutteur préféré, et que d'autre part, j'ai peur qu'il ne revienne pas, le mental n'ayant jamais été son point fort !

Affaire à suivre, donc !